René Nouailhat attendait avec impatience le jeudi, jour de parution du journal Tintin. Il n’avait pas encore dix ans et il voulait connaître la suite du Mystère de la Grande Pyramide.
Plus tard, il a voulu rechercher le secret d’une fascination. Il a eu la chance d’avoir quelques échanges avec le créateur de Blake et Mortimer et d’entretenir avec lui, dans ses dernières années, une correspondance d’amitié. René Nouailhat a repris quelques unes de ses lettres dans son livre Jacobs, la marque du fantastique paru en 2004 chez Mosquito.
Au début des années 1980, je ne connaissais pas René Nouailhat mais il m’était familier, tant Pompon (Edgar P. Jacobs) m’avait parlé de ce docteur ès lettres, historien et pédagogue. Edgar P. Jacobs le remerciait de s’ingénier avec ardeur à intéresser ses élèves à son travail. Il se sentait honoré par le fait que les aventures de Blake et Mortimer s’intégraient dans les programmes scolaires et universitaires.
René Nouailhat s’est encore tourné vers la mythologie, le politique et la religion dans la bande dessinée de Blake et Mortimer. Son livre, principalement axé sur l’œuvre d’Edgar P. Jacobs, est sans doute le plus proche de la pensée créatrice.
Le 29 mars 2008 à l’Assemblée Générale des Amis de Jacobs.
De droite à gauche, René Nouailhat est le quatrième.

