La fille de François Faignart, ma grand-mère paternelle, naît à Schaerbeek le 11 octobre 1903. Elle est baptisée sous le nom d’Emilie Jeanne Charlotte pour faire plaisir à son grand-père et parrain, Emile Vasselio. Ses parents l’appellent Jeanne dès son plus jeune âge.
A peine âgée de 3 ans, Jeanne commence l’étude du solfège avec son père, puis du piano avec Hélèna Danneels.
En juillet 1909, elle n’a pas encore six ans. Elle participe à un premier concert dont elle est la plus jeune élève.
Sur la photo, Jeanne est la petite fille assise devant à gauche.
Dédicace inscrite sur le verso de la photo : « Hélèna Danneels, professeur de piano, et six de ses plus jeunes élèves. A ma chère petite Jeanne Faignart, avec mon meilleur souvenir. Le 22 juillet 1909. »
Hergé Lignes de Vie, Philippe Goddin, éditions Moulinsart, 2007.
Edgar P. Jacobs affirmait qu’à la fin de 1943 il était le tout premier collaborateur d’Hergé en qualité de décoriste et de coloriste (Un opéra de papier, Gallimard 1981, p. 75).
Il ignorait l’existence d’Alice Devos et savait encore moins qu’elle l’avait précédé en tant que coloriste en 1941.
Dans sa biographie de 1006 pages publiée à l’occasion du centenaire de la naissance du créateur de Tintin, Philippe Goddin confirmequ’Alice Devos était la première coloriste d’Hergé. Dans son ouvrage, au moins une cinquantaine de références sont faites à Edgar P. Jacobs ! Voir la présentation de cette biographie impressionnante sur le site actuabd.
En préparation de S.O.S. Météores, Edgar P. Jacobs est allé à l’Institut Royal Météorologique d’Uccle accompagné de René Quittelier (au sud de Bruxelles). Vous pouvez cliquer sur la photo de l’Institut pour accéder à l’historique du site. Vous y découvrirez que le nouveau Centre de Calcul inauguré en 1958 sera équipé d’un ordinateur très puissant pour l’époque. Peu de temps après, mon père, René Quittelier, a placé une petite antenne sur le toit de l’édifice pour assurer, en cas d’incendie, une liaison directe avec le centre des pompiers.
Je vous invite à (re)lire la petite biographie de mon père dans la colonne de gauche.
Cet article datant de mai 2008 est parmi les plus visités. Normal, mon site est, jusqu’à présent, le seul à aborder le sujet lié aux artistes belges de bande dessinée ! Je suis en train de compléter l’article, réactiver les liens et améliorer la présentation. J’annoncerai lorsque l’article aura été complètement remanié.
Le parc rend hommage à de nombreuses personnalités belges uccloises ou ayant eu un rapport avec la commune d’Uccle :
Jacques Brel, Hergé, Edgar P. Jacobs (Blake et Mortimer), Peyo, Bob de Moor, Jijé, André Franquin,… Chacun a son allée représentée par une plaque indiquant le nom accompagné de la qualité de l’artiste et de ses dates de naissance et de décès.
Le parc de Wolvendael est un parc forestier d’Uccle, classé par arrêté royal du 8 novembre 1972. Il s’étend sur 14,5 ha entre le square des Héros au nord et le Dieweg au sud. Un parc vallonné, des arbres remarquables dont la plupart sont des hêtres, de belles pelouses et des bâtiments classés comme le pavillon Louis XV.
La partie orientale du parc, nettement plus forestière, est bordée par le chemin du Crabbegat, également classé.
Le chemin creux du Crabbegat.
Le peintre Henri Quittelier, mon arrière-grand-père habitait au n° 57 du Chemin du Crabbegat, dans le prolongement de ce chemin creux, hors du parc, dans la zone habitable.
Le jeune Jacobs connaissait le peintre et s’était rendu à son atelier aux alentours des années 1920, quand Henri Quittelier habitait à la rue Van Zuylen, au n° 50, également à Uccle.
Le peintre Henri Quittelier a servi de modèle au personnage Grossgrabenstein dans Le Mystère de la Grande Pyramide. Edgar P. Jacobs s’est inspiré du nom Crabbegat – trou aux crabes – pour former celui du personnage Grossgrabenstein – littéralement grand gratter pierre.
L’escalier du chemin creux du Crabbegat mène au parc de Wolvendael
Une vue du parc
Les allées sont dédiées à divers artistes : B.D. certes, mais aussi sculpteurs, peintres, etc.
Jacques Brel a hérité de l’allée la plus longue. Mais il y a surtout de nombreux auteurs de bandes dessinées archi-connus: outre Georges Remy (Hergé), il y a Jean-Michel Charlier, Pierre Culliford (Peyo), Robert «Bob» de Moor, André Franquin, Joseph Gillain (Jijé), Victor Hubinon, Edgar P. Jacobs, Charles Lenaerts (Nardo).
Il y a aussi les peintres et graveurs Henri Quittelier et Paul-Auguste Masui, le sculpteur André Willequet, le protecteur des artistes Léopold Rosy. Et bien d’autres, dont le seul point commun, outre leur uccloiserie, est d’être décédé…
Placque de l’allée du peintre Henri Quittelier
Edgar P. Jacobs n’a jamais habité à Uccle. Il traversait le parc pour se rendre chez Hergé, raison pour laquelle une allée lui a également été dédiée :
Mon père René dans l’allée de son beau-père Edgar P. Jacobs, côté de la sortie du parc vers le Dieweg. C’était en mai 2008; il est décédé en 2011. Il était le seul venu représenté Jacobs le jour de l’inauguration des plaques commémoratives, en mai 2000, un jour de bourrasques, pluie et grêle, des arbres ondulant comme une balançoire et de nombreuses branches jonchant le sol… Aucun membre de la fondation Jacobs s’y trouvait ! Par contre, renseigner un nom autre que celui de l’artiste, ils sont forts ! Edgar P. Jacobs (sans le d final) se lit sur tous les albums !!!
Mon grand-père Henri August avait été invité pour représenter son père, le peintre Henri Quittelier. Lorsqu’il a appris l’événement, voyant qu’une plaque serait attribuée à Edgar Jacobs, un de ses amis d’adolescence, il a prévenu mon père. Sans la parenté entre les deux familles, PERSONNE n’aurait été présent pour commémorer le créateur de Blake et Mortimer… Mon père était furieux d’avoir constaté cette absence et le ‘d’ de trop à Edgar sur la plaque commémorative.
L’allée du peintre Quittelier se trouve à l’autre extrémité, au bout de cette allée.
Nous sommes ici à l’entrée du parc du côté du Dieweg, où débute l’allée Edgar P. Jacobs :
Voir l’accessibilité plus bas.
L’allée Hergé :
Et la statue de Tintin et Milou, également dans le parc :
J’espère retrouver le document concernant l’inauguration des allées afin de compléter les informations sur le sujet : tous les noms et il me semble qu’un plan était également joint.
Accessibilité
Les chemins sont larges et en bon état, donc facilement utilisables par les personnes à mobilité réduite. Toutefois, le Wolvendael est un parc vallonné avec de fortes pentes entre la partie haute et la partie basse. En choisissant les entrées, il est possible de ne circuler que sur le plateau du haut ou sur le plateau du bas et ainsi éviter les dénivellations importantes.
Parking PMR Dieweg et Rue Rouge/Parking vélo/Transports en commun.
La suite est à améliorer, patience, merci !
Photos Viviane Quittelier.
Je vous invite à (re)lire le témoignage de mon père concernant les échanges entre les deux maîtres.
Pour trouver facilement les allées du Parc de Wolvendael, il est conseillé d’entrer dans le parc par le haut, par le Dieweg. Je vous souhaite une agréable visite. Viviane.