"E. P. Jacobs, Blake ou Mortimer", le documentaire réalisé par Francis Gillery, sera rediffusé sur France 5 ce jeudi 5 juin à 21h45.
Voici la présentation du sujet et la critique du documentaire – programme Télé du Nouvel Observateur (lien) :
Edgar P Jacobs, Blake ou Mortimer ?
Durée : 55 minutesSous-titrage malentendant (Antiope).Stéréo
Le sujet
Portrait d’un artiste célèbre, né à Bruxelles au début du XXe siècle et devenu un grand maître de l’école belge grâce à la bande dessinée «Blake et Mortimer».Né à Bruxelles en mars 1904, Edgard Félix Pierre Jacobs – plus connu sous le nom d’Edgar P Jacobs – est un auteur de bandes dessinées qui, grâce à la série des «Blake et Mortimer», est considéré comme l’un des grand maîtres de l’école belge. Il fut d’ailleurs l’un des collaborateurs de Hergé et travailla avec lui à la nouvelle édition de «Tintin au Congo». Dès 1946, sa propre bande dessinée, «Le Secret de l’Espadon» paraît dans le «Journal de Tintin». Et son légendaire album, «La Marque jaune» est publié en 1953. Mais que contiennent exactement ses oeuvres pour séduire autant les lecteurs de toutes les générations ? Un reportage qui est aussi l’occasion de découvrir les sources d’inspiration d’Edgar P Jacobs.La critique
La critique
L’investigation du réalisateur Francis Gillery est un voyage au coeur du fantastique, source de création de l’école belge d’hier et d’aujourd’hui. Entrer dans les coulisses du processus de création de E. P. Jacobs, c’est tenter de résoudre l’énigme qui entoure Jacques Laudy et Jacques Van Melkebeke, les deux personnes qui ont inspiré les personnages Blake et Mortimer. Au passage, une histoire familiale de rivalité masculine pour une femme, digne de Feydeau, explique les traits donnés au subjuguant colonel Olrik.
E. P. Jacobs, en son temps considéré comme subversif pour la jeunesse et longtemps interdit en France, avait anticipé la déréalisation des rapports humains au point qu’en janvier 2005, l’Académie royale de Bruxelles lui rend hommage en ces termes : «Personne ne sait où nous allons, ni nos hommes politiques ni nos philosophes, et c’est ce que craignait Jacobs», déclare l’écrivain Jacques Crickillon, qui ajoute : «Nous sommes dans une sorte de totalitarisme planétaire.» En France, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, décrypte la vision géopolitique du dessinateur wallon, penché sur «le Secret de l’Espadon» et «SOS Météore», tandis qu’Alain Bauer, franc-maçon, donne quelques clés sur le chemin de l’initié dans l’oeuvre de E. P. Jacobs. Le mystère hante ce reportage…
Voir le précédent message concernant le documentaire "Edgar P. Jacobs, Blake ou Mortimer ?"
Voir la photo d’Henri August ayant servi de modèle à une couverture du journal Tintin.
Voir l’article sur le blog Blake, Jacobs et Mortimer.