J’ai appris incidemment que des planches originales d’Edgar P. Jacobs sont mises en vente dans la région parisienne.
Voici le témoignage de mon père, René Quittelier, légataire universel :
« Lorsqu’Edgar a pu louer un grand coffre dans une banque bruxelloise, je l’ai aidé à faire le transport des planches originales depuis chez lui. Edgar a ensuite acheté des fardes et je lui ai encore donné un coup de main pour y glisser les planches afin qu’elles soient mieux protégées. Au décès d’Edgar, toutes les planches devaient se trouver dans le coffre.
Si des planches de Jacobs circulent aujourd’hui, ce sont soit des copies, soit des originaux volés. Pour rappel, ces documents n’ont aucune valeur marchande, puisque la signature de l’auteur n’y figure pas. Ils peuvent exclusivement être destinés à des rééditions ou être mis en valeur dans des expositions. Les possesseurs de tels documents font l’objet de documents volés.
Concernant des croquis non signés mis en vente (il y en a déjà eu en Belgique), ces croquis sont soit des belles imitations, soit des originaux volés. Tous les croquis, à l’exception de ceux qu’Edgar m’a donnés avant sa mort, ont tous été remis par mes soins à la Fondation. Je sais que des vols ont été effectués dans la villa d’Edgar entre son décès et la remise des documents. Les voisins ont été témoins des va-et-vient nocturnes. »
Qu’on se le dise…

Commentaires
2 réponses à “Originaux d’Edgar P. Jacobs”
Il n’y avait qu’un seul coffre de loué du vivant de Jacobs.
Un autre a été loué après la mort de Jacobs pour y mettre ses armes de collection. Beaucoup plus tard, la Fondation en a loué d’autres. Nous avons les preuves de toutes ces locations. Donc, René Quittelier se trompe en affirmant “… louer ces grands coffres…”.
Jacobs gardait toujours une série de planches originales chez lui… Je suis bien placé pour le savoir car c’est moi qui avait la charge de faire réaliser, au départ des planches originales, des scans, de les retoucher et de compléter les planches disparues.
Il ne faut pas raconter n’importe quoi.
En décembre 1987, avec Claude Lefrancq, j’ai déposé une plainte pour vol…
Après tant d’année ceux qui ont placé le cercueil d’Edgard Jacobs dans la zone pour 5 années en février 1987 et qui lui ont donné comme tombe un tas de terre feraient mieux de se regarder dans un miroir.
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Serait-il donc si insensé que la fondation vendent certaines pièces, par exemple pour financer divers frais?
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