Les signaux faibles, comment les détecter?
Le but de cette étude « Good Sources of Weak Signas: A Global Study of Where Futurissts Look For Weak Signals« , par Elina Hiltunen du Finland Futures Research Center (http://www.jfs.tku.edu.tw/12-4/A03.pdf) est de collecter des informations sur les sources que les futurologues (et autres personnes intéressées dans le futur) utilisent pour détecter les signaux faibles. Cette étude a été réalisée, en 2007, sur base d’un questionnaire diffusé sur internet (échantillon non scientifique).
Selon l’auteur, La détection des signaux faibles est le plus souvent le résultat d’un scanning de l’environnement et les signaux faibles peuvent être identifiés:
- au travers des réseaux de relations des managers
- dans les sources accessibles, c’est-à-dire celles qui cumulent un maximum des caractéristiques suivantes: accessibilité, coûts abordables, retour d’expérience, capacité des canaux, richesse de l’information, temporalité, vitesse du message, présence sociale…
- les sources varient en fonction des sujets abordés
- en combinant les sources et en « scannant » les « scanneurs«
- en se focalisant sur le processus de détection plutôt que sur les sources
Il est intéressant de noter que la phase initiale de la naissance d’une idée (création d’idées), celle pendant laquelle les idées sont portées par les artistes et la science-fiction, n’intéresse pas trop les futurologues. Ils préfèrent attendre qu’un premier tri s’opère pour et surveiller la phase de « elite awarness ». Il y a donc fort à parier que le futur imaginé il y a 50 ans (1962) par Edgar P. Jacobs dans « Le Piège Diabolique », n’ait pas retenu l’attention des futurologues. Même si aujourd’hui nous n’en sommes pas très éloignés.
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