Mois : mars 2010

  • Rencontre aux 5 jours de Grenoble (2)

    Les 5 jours de Grenoble - foire de printemps

     

     

    Les 5 jours de Grenoble

     

     

     

     

     

     

    Pour la dix-neuvième édition des Cinq jours BD de Grenoble, l’association Dauphylactère avait convié les passionnés du neuvième art à son grand rendez-vous annuel de l’Alpexpo.

     

    Les 5 jours de Grenoble - InaugurationUne grande exposition était consacrée à Christian Lax, l’invité d’honneur. On pouvait notamment y admirer les planches de son dernier album Pain d’alouette.

    De gauche à droite : Michel Destot, maire de Grenoble, Christian Lax et Michel Jans des éditions Mosquito.

     

     

    Les 5 jours de Grenoble - Marc WasterlainPlus de trente auteurs talentueux venus de toute l’Europe et même de Russie et du Mexique et des États-Unis l’accompagnaient, ils ont dédicacé leurs œuvres et ont échangé avec le public.

    Assis à ma gauche Marc Wasterlain, en dédicace.

     

     

     

     

    Enfin une exposition hommage à la coloriste d’Hergé, Josette Baujot, disparue l’an dernier. J’ai eu la chance de faire sa connaissance aux Studios Hergé lorsque E. P. Jacobs m’y avait emmenée.

     

    Des tables rondes ont aussi permis de rencontrer les auteurs, le directeur de la collection Adonis chez Glénat et moi-même venue de Belgique présenter mon livre Témoignages inédits.

    (A suivre…)

     

  • Sur les pistes de Chamrousse

    Me rendre à Grenoble en hiver sans emporter mon matériel de ski aurait été un crime de lèse Viviane.

     

    Chamrousse montée vers la stationAu volant vers les pistes de Chamrousse 1750 à 8h30 du matin pour une journée de ski et prendre l’air en prévision des longues séances de dédicaces du week-end…

     

     

    Chamrousse prête pour une descenteMa paire de skis paraît archaïque par rapport aux skis actuels, mais j’y suis habituée et dévale les pentes en équilibre sur les carres.

     

     

    Quelques vues des pistes :

     

    Chamrousse départ des pistes 

    Chamrousse vue des pistes (1) 

    Chamrousse vue des pistes (2)

     

     

     

     


     

     

  • Questions et réponses sur E. P. Jacobs (2)

    Voici une nouvelle série de questions et leurs réponses.

     

    Marc Jaune :

    En page 20, une interrogation d’Edgar lui-même : « je ne suis pas sûr d’être le fils de mon père ». By Jove !! Vous en a t’il reparlé d’autres fois en vous confirmant ses soupçons, ou bien était-ce une simple réflexion nostalgique en évoquant son paternel ?

     

    Viviane Q :

    Non, il ne me l’a dit qu’une seule fois et cela correspond à mes souvenirs relatés dans l’ouvrage. Jacobs ne m’a d’ailleurs jamais raconté deux fois la même histoire.

     

    Marc Jaune :

    En page 54, une allusion à la rivalité avec Jacques Martin. Au fil du livre on peut voir que Jacobs ne le supportait absolument pas et l’accusait de le copier systématiquement. Je ne suis pas un grand spécialiste de la BD franco-belge des années 50 60 mais, y avait-il tant de dessinateurs que ça qui copiaient ou, qui s’inspiraient des aventures de Blake et Mortimer ?

     

    Viviane Q :

    Il y en a eu quelques-uns, mais Jacobs ne leur en a pas voulu comme à Jacques Martin, parce que ce n’était pas systématique, d’après les dires de Jacobs. Jacobs connaissait bien la petite histoire de Bastien et Bastienne, un singspiel de Mozart. Curieusement, un des airs a été composé par Beethoven. Mozart l’a-t-il copié sciemment ou sans s’en rendre compte ? L’enfant prodige avait une excellente mémoire et était capable d’écrire la partition d’un morceau après l’avoir entendue jouer une seule fois. Phénomène logique attribué aux autres dessinateurs ayant vu un dessin de Jacobs dans le journal Tintin sans avoir l’intention de s’en servir. Les similitudes n’étaient que très partielles.

     

    Marc Jaune :

    En page 233, au sujet de « L’énigme de l’Atlantide » vous dites que Jacobs a dû, sous la pression des lecteurs, remanier son scénario pour faire réapparaître Olrik. Je pense qu’il a dû être, plus qu’énervé, par ce fichu contretemps.

     

    Viviane Q :

    Vous ne me le faites pas dire… Je n’ai pas vécu l’événement, mais sa façon de me le raconter a prouvé son énervement !

     

    Marc Jaune :

    A propos de cet album, avez-vous vu le synopsis original avec la mention des extra-terrestres en première partie et la dernière partie sans Olrik ?

     

    Viviane Q :

    Jacobs me l’a montré. Je me rappelle qu’il me l’a expliqué, mais je ne me souviens plus de ce qu’il m’a dit.

     

    Marc Jaune :

    Maintenant une interrogation plus technique. Dans ses derniers albums, notamment L’affaire du collier et Les 3 formules du Professeur Sato, Jacobs dessinait des cases sans décor en fond blanc avec un personnage. Cette manière de procéder m’a toujours troublé et un peu gêné, car cela casse la continuité de la lecture. Bien sûr, c’était absolument volontaire de sa part pour mettre en valeur certaines cases. Avez-vous eu des confidences à ce sujet de la part de votre grand-père ?

     

    Viviane Q :

    Oui, il l’a fait pour gagner du temps. D’ailleurs, la première case sans décor en fond blanc apparaît page 35 dans L’Affaire du Collier. Pour rappel, la parution dans le journal Tintin, qui a démarré à deux pages par semaine, se réduit à une seule planche à partir de la page 31. Jacobs n’avait qu’une maigre avance de planches entièrement terminées et il a dû accélérer le rythme de sa production. Il a donc réduit les décors de la case 5 de la page 35. Il a attendu les trois semaines nécessaires à la publication pour se rendre compte qu’il n’y a eu aucune réaction de la part de la rédaction (pages 36, 37 et 38). Il a réitéré la réduction du décor page 39 (cases 2 et 7) en espérant que le public ne réagisse pas non plus. Il a seulement osé réduire les décors à néant à partir de la page 41 (case 2 et la dernière) et a continué au fil des pages, puisque personne n’a réagi à son initiative.