Mois : avril 2012

  • Camp de Termonde à Crefeld

    J’ai passé une semaine en Allemagne pour décourvrir la région de la Rhur qui fut occupée autrefois par des militaires belges et français après la guerre de 1914-1918.

    Edgar P. Jacobs nous a raconté dans « Un Opéra de Papier » ses douze mois de service militaire passés en 1924-1925 à Crefeld, en Allemagne, dans le camp de Termonde. 

    Il ne s’était pas trompé pour orthographier le nom de la localité avec un C.
    Crefeld n’est devenue Krefeld qu’en 1929, après le retrait des troupes. 

    Voici une vue aérienne du camp de Termonde sur le territoire de Crefeld:

    Camp Termonde.jpg

     

    Et une autre photo montrant l’entrée du camp, fort semblable à celle publiée par Edgar P. Jacobs dans « Un Opéra de Papier » p. 45:
     

    Camp Termonde entrée.jpg

     

    De passage à Krefeld, je me suis renseignée pour savoir où se trouvait cet ancien camp militaire belge. J’ai appris qu’il avait été laissé à l’abandon, tombé en ruine. Je me suis rendue sur le lieu qu’on m’avait indiqué, en espérant avoir été correctement informée :
     

    DSC_0315.JPG

    On pouvait apercevoir un bois à l’arrière du camp sur la photo précédente. Est-ce le même bois, ou bien la végétation a-t-elle recouvert les vestiges de l’occupation belge à cet endroit ? 

     

    Crefeld ancien camp Termonde 001 (2).jpg


    Plan sur Google
     
     

    La première zone boisée est fort clairsemée, lorsqu’on l’observe sur Google EarthLe bois de haute futaie borde un étang. Or, un étang se trouvait effectivement à l’arrière du camp, d’après les dires de mon grand-père. Le bois de haute futée serait celui qui existait à l’époque. Et si mes souvenirs sont exacts, les barraquements étaient construits en bois. Il ne reste donc plus que des champs cultivés à l’avant-plan et la nature a repris le dessus sur la partie arrière du camp… 

     

    DSC_0312.JPG

  • Idéfix

    Marc Jaune, fan assidu de ce blog et correspondant régulier, m’a demandé dernièrement si j’appréciais Astérix et Obélix :

    – J’étais abonnée au journal Tintin, pas au journal Pilote dans lequel paraissaient les histoires d’Astérix et Obélix. Lorsque le 1er album est sorti chez Dargaud en 1974, j’avais 18 ans et, si je connaissais leur existence, je n’avais lu aucune de ces aventures jusque là. J’étais alors pour Astérix et Obélix au même point que Jacobs pour Tintin et Milou pendant la seconde guerre mondiale… 

    Et curieusement, c’est… Edgar P. Jacobs qui m’a invitée quelques années plus tard à découvrir les histoires d’Astérix et Obélix ! Il était fasciné par le druide Panoramix, constamment en toge blanche, et sa potion magique. Il aimait tout particulièrement le chien Idéfix, d’abord son nom qu’il trouvait marrant, mais aussi son côté écologique. Je me souviens que mon grand-père (de coeur) m’avait expliqué que ce chien mignon s’oppose à ce qu’on abbatte un arbre. Cet aspect rejoignait son idéologie : abattre un arbre malade, d’accord, mais pas un arbre en bonne santé !

    images.jpg

    A la suite de cette conversation, j’ai lu quelques albums pris au hasard. Mon choix fut mal récompensé, pas d’Idéfix dans la sélection et je n’ai pas poursuivi mes recherches. A cette époque, je me destinais vers la profession musicale. Je gardais en mémoire les bonnes séries humoristiques du journal Tintin : Boule et Bill, Modeste et Pompon, Gaston Lagaffe, Taka Takata, Max l’explorateur, Clifton… mais aussi la fameuse marmite à la potion magique…