Passionné d’histoire, le jeune Edgar P. Jacobs s’amusait à reproduire les grandes batailles avec des petits soldats de plomb. Il était plein d’admiration devant les exploits de Napoléon et avait réalisé un dessin à la plume de l’Empereur vers l’âge de quinze ans:

Déjà à cinq ou six ans, le tout jeune gamin avait visité les principaux sites du champ de bataille de Waterloo avec ses parents. Combien de fois il y est retourné par la suite, en empruntant le chemin de fer vicinal qui passait tout près de la butte du Lion, mais aussi au volant de sa voiture. Sa villa du Bois des Pauvres était située non loin de la célèbre butte. A la venue du comte de Flandre qui s’était perdu en chemin sur le champ de bataille, Edgar P. Jacobs est parti à sa rescousse. Il l’a retrouvé à l’auberge des Trois canards et avait comparé sa rencontre à celle historique de Wellington et de Blücher…
Une photo officielle d’une reconstitution historique mise en exergue à proximité du musée:

J’ai participé cette semaine à une promenade instructive sur le circuit du champ de bataille de Waterloo avec une bande de copains marcheurs. Une occasion de profiter de la nature qui reverdit en ce mois de mai, malgré des températures plutôt basses pour la saison, comme on peut le constater aux tenues vestimentaires. On me voit au fond à droite, à moitié cachée:

Nous venons à peine d’entamer le circuit pour revivre les hauts faits de la bataille de Waterloo. Ci-dessus, nous nous trouvons pratiquement à l’emplacement de l’arrêt du tram vicinal d’autrefois.

Notre guide du jour, Jacques, avait potassé sa matière depuis plusieurs semaines. Les grandes batailles sont aussi son dada. Il aborde ici les armes utilisées et nous montre leurs dimensions. Nous apprenons le rôle de l’artillerie lourde et légère, les tactiques, les erreurs… et aussi l’existence des femmes qui accompagnaient les troupes, à savoir les vivandières et même des prostituées intégrées dans un système régenté et très strict.
Noisette nous accompagne et écoute attentivement les explications du guide:

Une dalle commémorative aux unités du 6e régiment d’artillerie à pied du colonel Hulot qui, le 18 juin 1815, ont appuyé de leurs feux efficaces les attaques du 1er corps d’armée français:

Le mémorial dédié aux derniers combattants de la Grande Armée:

La fin du circuit et le retour vers la célèbre butte du Lion:

Le sommet de la butte et son Lion symbolisant la victoire, la gueule ouverte tournée vers la France vaincue, la patte sur un boulet de canon représentant la paix que l’Europe a conquise à l’issue de la bataille:

Puis, nous passons à table pour fêter l’anniversaire de l’une des nôtres. C’est la tradition au sein de notre groupe. C’est aussi une partie de plaisir, les blagues vont bon train…

… et furent entrecoupées de nouvelles représentations guerrières:

Merci à Jacques pour son travail de recherches et de partage,
Merci à Brigitte et Jean-Louis pour leur reportage photos.
On vient de commencer les travaux de réhabilitation de la butte du Lion en vue du bicentenaire qui aura lieu en juin 2015.
Le but est de redonner aux visiteurs le décor de la morne plaine décrite par Victor Hugo.
Lors de notre visite, des bûcherons abattaient des arbres qui cachaient la vue du Lion depuis le parking face à la taverne-restaurant Au bivouac de l’Empereur.
Quelques chiffres:
– 18 juin 1815
– la butte fut achevée en 1826
– 126 villes portent le nom de Waterloo à travers le monde dont une en Antarctique
– 18 juin 2015, deux cents ans après la bataille
Voir la vidéo du futur mémorial souterrain:
Découvrez la visite virtuelle du futur mémorial souterrain de 6.000 m2; dont le chantier a débuté ce mercredi 9 mai 2011









