Mois : septembre 2014

  • A l’ombre de la ligne claire revu par Benoît Mouchart

    Passionnante contribution à l’histoire de la bande dessinée, À l’ombre de la ligne claire de Benoît Mouchart est réédité pour la première fois depuis sa parution en 2002. Le texte a été profondément revu et est augmenté de nouveaux documents d’archives.

    J’ai rencontré Benoît cet été à Paris. Vous l’aurez compris, certains des nouveaux documents d’archives proviennent de ma collection.

    alombreligne claire mouchart.jpg

    A paraître en octobre 2014, une réédition certainement fort intéressante.

     

    Lien vers l’éditeur Les impressions nouvelles à propos de A l’ombre de la ligne claire

    Lire un extrait de A l’ombre de la ligne claire

    Voici le communiqué de l’éditeur : Un portrait d’une personnalité énigmatique ! L’AUTEUR Auteur de plusieurs essais sur la bande dessinée et certains de ses grands auteurs (Hergé, Jacobs, Greg notamment), Benoît Mouchart a été dix années durant le directeur artistique du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Il est depuis le printemps 2013 directeur éditorial en charge de la bande dessinée chez Casterman. LE LIVRE Le personnage de Van Melkebeke a tout pour fasciner. « Perdant magnifique », il semble sorti d’un film noir ou d’une bande dessinée. Né à Bruxelles en 1904, dans un milieu des plus modestes, Jacques Van Melkebeke se rêvait peintre, et le devint. Mais ses innombrables tableaux, de facture plutôt académique, sont aujourd’hui bien oubliés. Et seul son rôle de « clandestin de la bande dessinée » vaut à l’artiste une gloire posthume dont il aurait été le premier surpris. Collaborateur du « Soir volé » et du Nouveau Journal sous l’Occupation, éphémère rédacteur en chef de Tintin en 1946, scénariste anonyme de quelques Corentin de Paul Cuvelier et de Hassan et Kadour de Jacques Laudy, Van Melkebeke fut surtout un proche d’Edgar Jacobs – qu’il connaissait depuis l’enfance – et de Hergé, qu’il rencontra en 1940. Comme l’écrit Benoît Mouchart, « les incertitudes charriées par la rumeur nourrissent des spéculations bien séduisantes. L’idée qu’un créateur privé de sa signature ait pu inspirer deux des plus grandes œuvres de la bande dessinée francophone ne manque indéniablement pas d’attrait pour les esprits romanesques. N’est-il pas tentant de voir en Van Melkebeke une sorte de professeur Septimus de la BD, agissant dans les souterrains de l’anonymat parce que la Justice l’y contraignait ? » Admirablement documenté, À l’ombre de la ligne claire ne cherche pas à donner corps à cette nouvelle légende. Mais il reconstitue de manière subtile ce « chaînon manquant » dans l’histoire de la bande dessinée belge. Auprès d’Hergé, Van Melkebeke joue le rôle d’un scénariste « maïeutique » ; il dialogue avec l’auteur des Aventures de Tintin davantage qu’il n’écrit pour lui, même si son apport est manifeste dans des récits comme L’Étoile mystérieuse, Le Secret de la Licorne et Les 7 boules de cristal. Grand lecteur, nourri de références culturelles hétéroclites, « Van Melk » aide Hergé à donner davantage d’épaisseur à ses récits. Mais lorsqu’il développera de façon plus méthodique, avec Bernard Heuvelmans, le scénario d’On a marché sur la Lune, Hergé rejettera son texte avant de rompre avec lui dans des circonstances tristement rocambolesques… Auprès de Jacobs, « l’ami Jacques » occupe une place plus importante encore. Modèle du professeur Mortimer, il est surtout le complice privilégié de l’élaboration de tous ses albums. « Interlocuteur extrêmement coriace mais toujours constructif », Van Melkebeke n’est pas étranger à la magie du Mystère de la Grande Pyramide ou de La Marque jaune. Il ne devrait pas retomber dans l’oubli.

  • Olrik ou le secret du mystère Jacobs

    Un essai de René Nouailhat vient de paraître aux éditions Mosquito :

     

    Olrik ou le secret du mystère Jacobs

    Olrik Nouailhat.jpg

     

    Olrik ou le secret du mystère Jacobs, au titre très révélateur, suit les apparitions d’Olrik au fil des aventures de Blake et Mortimer, les étudie tout en conduisant le lecteur dans un monde des représentations dessinées, de fantasmes jacobsiens, d’alchimie, de fiction, d’artifices…

    Cette analyse, facile à lire, va au-delà des nombreuses révélations de mon ouvrage E. P. Jacobs, Témoignages inédits et apporte bien des éclaircissements. Ce très bon essai nous invite aussi à lire et à relire tous les Blake et Mortimer. Je m’en réjouis. rené nouailhat,olrik

    A paraître en octobre 2014.

     

    En rapport avec le même sujet, je tiens également à souligner le magnifique portrait d’Olrik, le colonel indomptable de Daniel Couvreur paru dans Les personnages de Blake et Mortimer dans l’histoire, Historia, 2014, p. 45 – 47.

    Les autres articles présentés dans ce hors-série d’Historia sont tout aussi excellents. Je n’ai eu que des avis positifs sur cette publication.

     

    Pour rappel, René Nouailhat est l’auteur de Jacobs, la marque du fantastique, Mosquito.

  • Repérages de l’Affaire du Collier (2)

    Avis aux amateurs : prochaines journées « Affaire du Collier » les samedi 13/9 et dimanche 14/9/2014 à Paris.

    Venez nombreux… une occasion de rencontres ! Bloquez déjà votre agenda !

    Rendez-vous les 2 jours à 10 h Gare du Nord. Merci de bien vouloir s’inscrire pour la visite des dessous de Paris prévue vers 11 h le samedi (nombre de personnes limité).

     

    La journée du 5 juillet 2014 à Paris axée sur les repérages de L’Affaire du Collier s’est bien déroulée. Elle fut pour moi une première en Thalys. Départ gare du Midi, à Bruxelles :

    DSC_0324.jpg

     

    Arrivée Gare du Nord à Paris, j’ai pris un taxi pour me rendre rue Berton rejoindre les quelques participants aux repérages du jour et surtout Fred, administrateur du site du Centaur Club et organisateur de la journée. Le soleil n’était pas au rendez-vous et la pluie annoncée non plus, fort heureusement. Bref, ce fut Paris sous un ciel gris.

    Vue de la rue Berton en direction du fameux porche que franchiront Sharkey et ses comparses :

    DSC_0326.jpg

     

    Un peu plus loin dans la rue Berton, un poteau d’éclairage est bien visible, semblable à celui dessiné par Edgar P. Jacobs en bas de la page 20 de L’Affaire du Collier :

    DSC_0331.jpg

    L’entrée de la rue Berton de l’autre côté, en contrebas. On aperçoit le poteau d’éclairage dissimulé dans la verdure, presque à l’extrême droite et encore plus à droite de la photo l’immeuble actuel où devait se trouver le fameux porche de l’histoire :

    DSC_0340.jpg

    Carte postale montrant la vue ci-dessus, orientée plus vers la droite et à une autre époque. On peut également y distinguer le poteau, plus visible (moins de verdure sur le mur) :

    rue berton grille.jpg

     

    L’entrée de la rue Berton aujourd’hui au même endroit :

    DSC_0337.jpg 

    où Blake et Mortimer arrivent trop tard en bas de la p. 20, montage réalisé par Fred depuis la vue prise de l’autre côté de la rue et qui montre le poteau en entier (et non pas caché comme ce l’est actuellement en bas de la rue Berton où se passe l’histoire) : 

    BM10-affaire-collier-pl18-D3-montagephoto.jpg

    Vue sur le trottoir d’en face d’où apparaît Duranton, enfin presque… :

    10525089_602724643159530_1248691893_n.jpg

    Et ici le vrai Duranton (L’Affaire du Collier p. 34, case 1) :

    BM10-affaire-collier-pl32-A1-album.jpg

     

     

    Vue depuis les contrebas de la rue Berton, aux abords de la Seine :

     

    DSC_0342.jpg

    Nous avons longé la Seine jusqu’au pont. Pas la peine d’attendre le métro, il ne passera pas à cause des travaux, et encore moins la D.S. d’Olrik :

    DSC_0347.jpg

    Au même endroit (L’Affaire du Collier p. 34, case 7) :

    BM10-affaire-collier-pl32-B7-album.jpg

    Nous suivons le chemin de la D.S. en traversant le pont à pied et nous avons ensuite pris un bus (gratuit puisque la ligne de métro était fermée). Arrivés à une destination autre que celle espérée, nous avons dû marcher pour rejoindre la station Duroc :

    DSC_0352.jpg

    Même endroit dans l’Affaire du Collier, p. 35, case 1 :

     

    BM10-affaire-collier-pl33-A1-album.jpg

    J’ai ensuite dû quitter le groupe pour retrouver Benoît Mouchart qui m’attendait en face de la Gare du Nord. Une nouvelle édition de son livre sur Jacques Van Melkebeke paraitra en octobre 2014. Je l’annoncerai bientôt sur ce blog. 

    Le groupe a continué son repérage place Denfert et au parc Montsouris. Voir le reportage de Fred sur le sujet.

    Il est prévu de refaire le même parcours le samedi 13/9/2014 plus une visite d’une heure dans les dessous de la ville, la Mouffe le dimanche 14/9/2014.

    Rendez-vous le samedi et le dimanche à 10 h Gare du Nord.

    Voir aussi le Centaur Club sur le sujet.