Mois : décembre 2014

  • Joyeux Noël !

    Le Bösendorfer se trouve sous la bonne étoile… Il commence à s’habituer à son nouvel environnement. Encore un accord, qui se fera le jour de l’Épiphanie, quelques petits réglages et une harmonisation, et il sonnera pleinement…

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    Joyeux Noël à chacun(e) !

     

     

  • Beaux Arts met Jacobs à la une

    Vient de paraître :

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    E. P. Jacobs y est mis à l’honneur à trois reprises : en couverture et pour deux albums : Le Lotus bleu et Le Mystère de la grande pyramide. Du grand Art…

    Il est déjà cité dans la légende d’une photo du père de Tintin, « L’influence de Jacobs sur Hergé », au bas de la page 11 du hors-série. Il l’est encore dans le texte principal et indirectement par le biais des reproductions de planches colorisées. Nicolas Verstappen rappelle, dans son article sur Le Lotus bleu, que Jacobs a contribué à la mise en couleurs et à l’enrichissement des décors de l’album en 1946.

    16 pages consacrées au Lotus bleu, 16 pages au Mystère de la grande pyramide.

    La BD, c’est du sérieux! peut-on lire à côté d’une photo de Jacobs (page 27 du hors-série). Romain Brethes souligne dans son article les recherches sérieuses réalisées par l’auteur du Mystère de la grande pyramide. J’ajouterais que, sans cela, Jacobs n’aurait pas porté la BD là où elle se trouve et certainement pas en écrivant seulement des histoires de science-fiction sans fondements d’ordre historique, scientifique, archéologique, artistique, et j’en passe…

    Plus on avance dans le temps, plus on découvre la richesse de l’oeuvre de Jacobs au travers des résultats découlant de nouvelles recherches.

    « L’artiste du Bois des Pauvres a bien travaillé. L’histoire a dépassé la fiction » peut-on lire à la page 27 du hors-série.

    Le dossier est tout aussi sérieux et les illustrations raviront les fans : deux reproductions de crayonné et l’histoire complète Le Trésor de Toutânkhamon (4 pages couleurs d’Edgar P. Jacobs), sans compter les vignettes, des photographies d’œuvres d’art, etc.

  • 329 dessins de E. P. Jacobs

    Vient  de paraître

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    Un très bel album de plus de 300 pages présentant des dessins tirés des archives d’Edgar P. Jacobs, commenté par Daniel Couvreur.

    Le tout premier crayonné, inédit, montre davantage une ébauche, une recherche de forme telle que décrite dans mon ouvrage :

    Jacobs 329 dessins croquis ébauche -1200.jpg

    « Son coup de crayon était extraordinaire. Pour faire un croquis, sa main allait très vite. Il exécutait les traits très légèrement, avec souplesse, en repassant plusieurs fois… »

    (E. P. Jacobs, Témoignages inédits, p. 319.)

     

    Viennent ensuite les croquis des principaux personnages d’après nature :

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    puis des recherches de costume pour Le Rayon U, une brève introduction et enfin pas mal d’inédits ainsi que des ébauches de couverture pour chaque album de la série des Blake et Mortimer.

    Ayant vu et touché autrefois la plupart de ces croquis, le papier épais de l’album, d’une excellente qualité, me gêne. Le lecteur ne peut se rendre compte au toucher du support utilisé par le maître. Bon nombre de ces esquisses ont été croquées sur du papier calque ou sur des feuilles assez fines provenant d’un bloc-notes.

    Ceci dit, cet album luxueux rassemble un très grand nombre d’inédits, tant attendus par les fans. Ceux-ci seront comblés et le large dos toilé rouge fera sensation dans leurs bibliothèques. Le prix n’est pas donné, 69 €, mais la quantité d’inédits et l’aspect luxueux justifient largement la dépense.

    (Les deux planches illustrées proviennent du site de Dargaud)

  • Les cocktails de Blake et Mortimer

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    de Claire Dixsaut (auteur) et Erick Bonnier (photographies)

    • Editeur : LA MAISON (18 septembre 2014)

    Présentation du bouquin « Les Cocktails de Blake & Mortimer » :

     

  • Collection toilée de Blake et Mortimer (Le Soir)

    Depuis le 10 octobre 2014, Le Soir propose une collection de l’univers d’Edgar P. Jacobs dans une série exclusive consacrée à Blake & Mortimer incluant ce guide hautement intéressant :

     

    Guide Blake et Mortimer Le Soir couve 001.jpg

    Le guide inédit écrit spécialement par Daniel Couvreur pour Le Soir a attiré toute mon attention. Mon nom y est cité un nombre incroyable de fois. Je serais tentée de dire qu’il s’y trouve pratiquement à toutes les pages… enfin presque si l’on ajoute toutes les citations de René et Henri Quittelier.

    Il est vrai que le destin nous a conduit à connaître le créateur de Blake et Mortimer, que j’ai eu le privilège de passer de nombreuses heures à ses côtés, d’avoir pu le voir à l’oeuvre et qu’il m’ait révélé énormément sur sa vie, son travail et ses inspirations.

    J’ai lu à plusieurs reprises au fil des pages de ce Guide des personnages de la série : « …Viviane Quittelier dans son livre de témoignages inédits… »

    Il est regrettable, sans doute pour l’éditeur, que mon livre ne soit pas clairement renseigné, à savoir le titre complet et l’éditeur, à moins que je ne me trompe et qu’il soit bien repris quelque part dans ce livre…

    Pour conclure avant de passer à la collection elle-même, ce livre est remarquable, aussi bien pour la présentation de chaque personnage que Londres vu par les héros.

     

    A propos de la collection, elle comprend (d’après Le Soir) :

    • Les tomes 19, 20, 21 de la collection officielle
    • Le « Rayon U » (comme introduction à la collection)
    • Le guide de Blake et Mortimer : un album inédit écrit pour Le Soir par Daniel Couvreur, décrivant les personnages de la série et proposant un guide de Londres vue par les héros
    • 2 albums hommages à Blake & Mortimer « Les aventures de Philip et Francis »
    • 2 serre-livres représentant les têtes de Blake & Mortimer.

    Les collectionneurs se réjouissent et tant mieux pour eux !

    Mais la série ne serait pas complète, à en croire le dessin présentant l’ensemble des 27 dos toilés et les deux serre-livres aux figurines de Blake et Mortimer au téléphone :

    Guide Blake et Mortimer Le Soir vue ensemble collection 001.jpg

    Soit +/- 50 cm de large et +/- 15 kg pour l’ensemble de la collection…

     

    (J’ai feuilleté S.O.S. Météores. J’ai été étonnée de constater le nombre de cases
    dans lesquelles un personnage est en train de téléphoner.)

     

    Je déplore le titre repris en tête des couvertures et sur le verso de cette collection :

    Les aventures de Blake et Mortimer d’après les personnages d’Edgar P. Jacobs

    Guide Blake et Mortimer Le Soir verso tous albums 001.jpg

    Que je sache, les albums tels Le Secret de l’espadon, Le Mystère de la Grande Pyramide, La Marque jaune ne sont pas « d’après » mais bien d’Edgar P. Jacobs. Or, toute la série se trouve dans cette liste, par ordre de parution depuis Le Secret de l’Espadon jusque Le Serment des 5 lords.

    Je pense qu’il est important que les jeunes d’aujourd’hui et de demain puissent distinguer les Blake et Mortimer de Jacobs de ceux des repreneurs.

    Mises à part ces quelques réflexions, la collection constitue un magnifique ensemble qui trouvera sa place dans les plus belles bibliothèques.

     

  • La marque J, Olrik, les avatars…

    Après Jacobs, la marque du fantastique et Olrik (tous deux parus chez Mosquito), René Nouailhat vient de signer un nouveau livre dans lequel il parle à nouveau de Jacobs et des « repreneurs » :

    Les Avatars du Christianisme en bandes-dessinées

    René Nouailhat

    Fernelmont 2014

     

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    Présentation du livre par l’éditeur :

    « La bande dessinée confessionnelle franco-belge est issue de la pastorale de la jeunesse des années 1930-40. Elle a donné ses codes à l’illustration de l’univers symbolique religieux. Les hebdomadaires Spirou et Tintin sont nés dans ce contexte. Les récits catho-laïques des années 50 en ont prolongé les modèles.Les productions qui ont fait événement dans les décennies traduisent les transgressions et les ruptures qui ont bouleversé le rapport au religieux dans les années 1960-90, avec la contestation libertaire de l’héritage chrétien, le délitement de l’institué catholique et la critique des représentations venue de l’expression religieuse elle-même. La BD illustre ce phénomène de façon spectaculaire.Le grand retour des dieux et du divin dans les récits dessinés de la fin du siècle dernier et les questionnements identitaires des années 2000 marquent de nouvelles postures à l’égard des religions. Ils ravivent les interrogations sur le mystère de l’existence, la fonction de l’imaginaire et la manière d’en traiter, par l’image qui ouvre à un au-delà d’elle-même et par le texte qui en accompagne l’intelligibilité et le sens.Ce parcours sur près d’un siècle de bandes dessinées montre aussi que, dans un champ culturel sécularisé, les références au christianisme restent privilégiées. Ses avatars, si éclatés et recomposés soient-ils, stimulent encore la créativité du neuvième art. »

    En savoir plus : où se procurer, diffusion…

    A découvrir donc…

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    J’ai terminé la lecture de Olrik ou le secret du mystère jacobs. Un livre passionnant que j’ai dévoré et bien apprécié. J’ai eu d’ailleurs pas mal d’échos très positifs d’autres lecteurs.

    Il est question qu’une table ronde avec René Nouailhat, Michel Jans et moi-même à propos d’Olrik  soit inscrite au programme du festival BD d’Angoulême 2015. Nous attendons la confirmation et, si elle aura bien lieu, je vous tiendrai au courant du lieu, date, heure, etc.