Mois : novembre 2017

  • J’accuse…

    A MM X, Y, Z et C°…

    Qu’on arrête une fois pour toutes d’accuser mon père et lui mettre sur le dos les dérives de Blake et Mortimer !

    D’abord un accusateur, puis deux, trois, quatre, … La liste s’allonge.

    Qui sera le suivant, à qui le tour, quand et qui sera visé ?

    On m’a appris à respecter les morts. Mon père est mort en 2011. Quelle est votre morale ?

     

    A MM X, Y, Z et C°… 

    Je ne suis pas responsable, ni mon père, si des originaux se sont envolés dans la nature.

    Je ne suis pas responsable si Edgar P. Jacobs a préféré ne pas parler de l’existence de ses proches !

    Je ne suis pas responsable si Edgar P. Jacobs a lâché mon nom à François Rivière, sans préciser le lien familial. Au moment de ses prises de contact en vue de La damnation d’Edgar P. Jacobs écrit en collaboration avec Benoît Mouchart, François Rivière s’est rendu compte que la Viviane qui se trouvait en face de lui était celle dont Jacobs lui avait parlé autrefois. J’ai été poussée au devant de la scène après la sortie de ce livre. Benoît Mouchart m’a conseillée d’en rédiger un moi-même pour raconter mes nombreux souvenirs. Ce sera Edgar P. Jacobs, témoignages inédits sorti fin 2009 chez Mosquito.

    Je ne suis pas responsable si mon livre a dérangé plus d’un, s’il contredit des faits dits et publiés ou en complète d’autres de manière inattendue.

     

    MM X, Y, Z et C°…

    Vous n’avez qu’à vous en prendre à vous-mêmes ! 

    Vous n’aviez qu’à réfléchir avant de vous mettre en avant, d’inventer des versions qui vous convenaient, de nier l’évidence et faire croire que vous étiez les seuls à côtoyer le créateur de Blake et Mortimer et tout savoir sur lui.

    Combien de fois nos politiciens répètent : mettons-nous autour de la table.

    Des amis communs ont essayé de nous réunir, en vain, refusé.

     

    Lors de l’inauguration de Maxéville en 2010, j’ai été expulsée comme une malpropre en présence de nombreux témoins. Une dame s’est approchée de moi pour m’informer que j’étais de trop, puis est arrivé un colosse qui m’a dit à l’oreille :

    « Madame Quittelier, nous savons que vous êtes sur le point de provoquer un scandale. La porte de sortie est là, vous êtes priée de vous diriger vers cette porte, sans dire un mot et sans faire le moindre geste pouvant attirer l’attention, au sinon, ce sera les grands moyens pour vous mettre dehors. » Il m’a accompagnée jusqu’à l’extérieur, à quelque 6 mètres de la porte d’entrée, prêt à m’empoigner en cas d’un faux pas. « Et surtout, n’essayez pas de revenir ! »

    Le colosse s’est assuré que je montais bien dans ma voiture et que j’avais définitivement quitté les lieux avant de retourner dans la salle d’exposition.

    Je me demande encore aujourd’hui quel scandale j’aurais pu provoquer ! Il faut vraiment être mal dans ses bottes pour craindre à ce point une petite-fille qui a grandi chez Jacobs et honore son grand-père de cœur pour convaincre un maire de m’expulser de la sorte. 

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  • Lettre ouverte

    Mon livre et l’enquête parue dans le journal Le Soir remuent l’esprit de certains.

    Depuis des lustres, on veut m’impressionner, m’abaisser et me réduire au silence parce ce qu’on me craint.

    On m’écrit, on accuse, voici une réponse ouverte :

    Non, mon livre n’est pas « truffé de mensonges ». Ne pas aborder certains détails secondaires ne constituent pas des preuves mensongères. Il a fallu sélectionner les témoignages les plus marquants afin de limiter le nombre de pages pour répondre à la demande de l’éditeur.

    Mon père un « affreux » menteur parce qu’il omet de dire des faits connus qu’il considérait comme sans importance ?

    Et il paraît que j’ose « encore demander des excuses ! Quel culot ! »

    Je ne vois pas le rapport… Mon père a été accusé de pilleur d’originaux, que je sache !

    Il n’a jamais été le soi-disant « avide beau-fils » comme certains le prétendaient déjà avant le décès de Jacobs.

    Ayant été enseignante, j’ai suivi des cours de psychologie. On y apprend, entre autres​, qu’on se projette sur l’autre et voit en l’autrui le reflet de soi-même. Dois-je donc comprendre, selon ce principe, qu’en citant mon père, les accusateurs lui balancent leurs propres reproches ?

    Que tous les responsables, les faussaires, les gros pilleurs et petits profiteurs osent se regarder en face !

    Sur ce, je ne vous saluerai pas non plus,

    Viviane QUITTELIER, petite-fille d’Edgar P. Jacobs

     

  • Sur les pas de Jacobs dans la joaillerie Wolfers

    Un extrait de mon livre :

    « J’ai d’abord été engagé par la maison Wolfers comme dessinateur de bijoux et d’orfèvrerie. C’était un travail méticuleux exigeant une très grande précision. Je devais reproduire les sujets dans les moindres détails. C’était mal payé, mais intéressant − je dois le reconnaître aujourd’hui − cela m’a apporté énormément par la suite. »

    (Edgar P. Jacobs, témoignages inédits p. 75)

    Réouverture du magasin de joaillerie Wolfers Frères, 1912
    Me 29-11-2017 – Di 30-12-2018
     
    au Musée du Cinquantenaire, là où Edgar P. Jacobs s’est tant de fois rendu avec son ami Jacques Van Melkebeke.
     
    Une occasion de suivre les pas du créateur de Blake et Mortimer, de retrouver son univers et les décors qu’il a connus.
     
     

    « 105 ans après l’inauguration solennelle de la joaillerie Wolfers Frères en 1912, l’intérieur de ce magasin mythique sera de nouveau visible dans sa configuration d’origine.  Pour accueillir cet intérieur,  le Musée du Cinquantenaire a choisi une salle de forme et de superficie quasiment identiques à l’espace aménagé jadis par Victor Horta dans le bâtiment situé rue d’Arenberg, à Bruxelles.  Sur base d’une étude historique approfondie, les vitrines et les présentoirs seront de nouveau agencés de la façon imaginée par Horta. Le mobilier du magasin Wolfers, qui était présenté jusqu’ici de façon provisoire dans le musée, a été démonté, tandis que les autres éléments intérieurs ont été sortis de la réserve dans laquelle ils étaient stockés.  Les portes d’entrée originales seront également intégrées à la nouvelle présentation, de sorte que les visiteurs pénétreront dans la salle de la même manière que la clientèle de la joaillerie le faisait à l’époque.

    L’intérieur du magasin a été restaurée selon les règles de l’art. Les meubles, réalisés en acajou de Cuba, ont été nettoyés et la couche de vernis originelle remise à neuf. Le revêtement de velours à l’intérieur des armoires a été recréé sur base du tissu original. La patine des ornements en bronze a été rafraîchie. Ainsi, l’harmonie des coloris telle que Horta l’avait voulu à l’origine sera de nouveau visible. Le rouge sombre de l’acajou poli, le vert foncé du velours et les accents dorés de la quincaillerie s’associent ainsi de façon harmonieuse avec  le mauve des murs.  Grâce à cette restauration et cette reconstruction poussées, les visiteurs auront réellement l’impression de franchir les portes de cet ancien temple bruxellois de l’objet de luxe. »

    Toutes les infos sur le site du Musée

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  • Une interview d’E. P. Jacobs en 1977

    Enregistré chez lui, au Bois des pauvres, le 4 avril 1977, quelques mois avant le décès de ma grand-mère.

    On peut voir et entendre Edgar P. Jacobs assis à sa table de dessin en train de nous expliquer les différentes phases de préparation du Piège diabolique, puis il raconte sa carrière dans les grandes lignes.

    Et, chose exceptionnelle, on le voit dessiner ! Il m’a dit par la suite qu’il n’avait « pas pu résister à la demande de la « charmante personne qui l’interviewait » et qu’on aperçoit dans le miroir.

    Rencontre avec Edgar P. Jacobs

    Que de souvenirs émouvants !

    J’ai souri lorsqu’il a répondu à propos d’Olrik qu’il se défoulait quelques fois dans son personnage…