Catégorie : A la mémoire d’Edgar P. Jacobs

  • A l’ombre de la ligne claire revu par Benoît Mouchart

    Passionnante contribution à l’histoire de la bande dessinée, À l’ombre de la ligne claire de Benoît Mouchart est réédité pour la première fois depuis sa parution en 2002. Le texte a été profondément revu et est augmenté de nouveaux documents d’archives.

    J’ai rencontré Benoît cet été à Paris. Vous l’aurez compris, certains des nouveaux documents d’archives proviennent de ma collection.

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    A paraître en octobre 2014, une réédition certainement fort intéressante.

     

    Lien vers l’éditeur Les impressions nouvelles à propos de A l’ombre de la ligne claire

    Lire un extrait de A l’ombre de la ligne claire

    Voici le communiqué de l’éditeur : Un portrait d’une personnalité énigmatique ! L’AUTEUR Auteur de plusieurs essais sur la bande dessinée et certains de ses grands auteurs (Hergé, Jacobs, Greg notamment), Benoît Mouchart a été dix années durant le directeur artistique du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Il est depuis le printemps 2013 directeur éditorial en charge de la bande dessinée chez Casterman. LE LIVRE Le personnage de Van Melkebeke a tout pour fasciner. « Perdant magnifique », il semble sorti d’un film noir ou d’une bande dessinée. Né à Bruxelles en 1904, dans un milieu des plus modestes, Jacques Van Melkebeke se rêvait peintre, et le devint. Mais ses innombrables tableaux, de facture plutôt académique, sont aujourd’hui bien oubliés. Et seul son rôle de « clandestin de la bande dessinée » vaut à l’artiste une gloire posthume dont il aurait été le premier surpris. Collaborateur du « Soir volé » et du Nouveau Journal sous l’Occupation, éphémère rédacteur en chef de Tintin en 1946, scénariste anonyme de quelques Corentin de Paul Cuvelier et de Hassan et Kadour de Jacques Laudy, Van Melkebeke fut surtout un proche d’Edgar Jacobs – qu’il connaissait depuis l’enfance – et de Hergé, qu’il rencontra en 1940. Comme l’écrit Benoît Mouchart, « les incertitudes charriées par la rumeur nourrissent des spéculations bien séduisantes. L’idée qu’un créateur privé de sa signature ait pu inspirer deux des plus grandes œuvres de la bande dessinée francophone ne manque indéniablement pas d’attrait pour les esprits romanesques. N’est-il pas tentant de voir en Van Melkebeke une sorte de professeur Septimus de la BD, agissant dans les souterrains de l’anonymat parce que la Justice l’y contraignait ? » Admirablement documenté, À l’ombre de la ligne claire ne cherche pas à donner corps à cette nouvelle légende. Mais il reconstitue de manière subtile ce « chaînon manquant » dans l’histoire de la bande dessinée belge. Auprès d’Hergé, Van Melkebeke joue le rôle d’un scénariste « maïeutique » ; il dialogue avec l’auteur des Aventures de Tintin davantage qu’il n’écrit pour lui, même si son apport est manifeste dans des récits comme L’Étoile mystérieuse, Le Secret de la Licorne et Les 7 boules de cristal. Grand lecteur, nourri de références culturelles hétéroclites, « Van Melk » aide Hergé à donner davantage d’épaisseur à ses récits. Mais lorsqu’il développera de façon plus méthodique, avec Bernard Heuvelmans, le scénario d’On a marché sur la Lune, Hergé rejettera son texte avant de rompre avec lui dans des circonstances tristement rocambolesques… Auprès de Jacobs, « l’ami Jacques » occupe une place plus importante encore. Modèle du professeur Mortimer, il est surtout le complice privilégié de l’élaboration de tous ses albums. « Interlocuteur extrêmement coriace mais toujours constructif », Van Melkebeke n’est pas étranger à la magie du Mystère de la Grande Pyramide ou de La Marque jaune. Il ne devrait pas retomber dans l’oubli.

  • Olrik ou le secret du mystère Jacobs

    Un essai de René Nouailhat vient de paraître aux éditions Mosquito :

     

    Olrik ou le secret du mystère Jacobs

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    Olrik ou le secret du mystère Jacobs, au titre très révélateur, suit les apparitions d’Olrik au fil des aventures de Blake et Mortimer, les étudie tout en conduisant le lecteur dans un monde des représentations dessinées, de fantasmes jacobsiens, d’alchimie, de fiction, d’artifices…

    Cette analyse, facile à lire, va au-delà des nombreuses révélations de mon ouvrage E. P. Jacobs, Témoignages inédits et apporte bien des éclaircissements. Ce très bon essai nous invite aussi à lire et à relire tous les Blake et Mortimer. Je m’en réjouis. rené nouailhat,olrik

    A paraître en octobre 2014.

     

    En rapport avec le même sujet, je tiens également à souligner le magnifique portrait d’Olrik, le colonel indomptable de Daniel Couvreur paru dans Les personnages de Blake et Mortimer dans l’histoire, Historia, 2014, p. 45 – 47.

    Les autres articles présentés dans ce hors-série d’Historia sont tout aussi excellents. Je n’ai eu que des avis positifs sur cette publication.

     

    Pour rappel, René Nouailhat est l’auteur de Jacobs, la marque du fantastique, Mosquito.

  • Repérages de l’Affaire du Collier (2)

    Avis aux amateurs : prochaines journées « Affaire du Collier » les samedi 13/9 et dimanche 14/9/2014 à Paris.

    Venez nombreux… une occasion de rencontres ! Bloquez déjà votre agenda !

    Rendez-vous les 2 jours à 10 h Gare du Nord. Merci de bien vouloir s’inscrire pour la visite des dessous de Paris prévue vers 11 h le samedi (nombre de personnes limité).

     

    La journée du 5 juillet 2014 à Paris axée sur les repérages de L’Affaire du Collier s’est bien déroulée. Elle fut pour moi une première en Thalys. Départ gare du Midi, à Bruxelles :

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    Arrivée Gare du Nord à Paris, j’ai pris un taxi pour me rendre rue Berton rejoindre les quelques participants aux repérages du jour et surtout Fred, administrateur du site du Centaur Club et organisateur de la journée. Le soleil n’était pas au rendez-vous et la pluie annoncée non plus, fort heureusement. Bref, ce fut Paris sous un ciel gris.

    Vue de la rue Berton en direction du fameux porche que franchiront Sharkey et ses comparses :

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    Un peu plus loin dans la rue Berton, un poteau d’éclairage est bien visible, semblable à celui dessiné par Edgar P. Jacobs en bas de la page 20 de L’Affaire du Collier :

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    L’entrée de la rue Berton de l’autre côté, en contrebas. On aperçoit le poteau d’éclairage dissimulé dans la verdure, presque à l’extrême droite et encore plus à droite de la photo l’immeuble actuel où devait se trouver le fameux porche de l’histoire :

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    Carte postale montrant la vue ci-dessus, orientée plus vers la droite et à une autre époque. On peut également y distinguer le poteau, plus visible (moins de verdure sur le mur) :

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    L’entrée de la rue Berton aujourd’hui au même endroit :

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    où Blake et Mortimer arrivent trop tard en bas de la p. 20, montage réalisé par Fred depuis la vue prise de l’autre côté de la rue et qui montre le poteau en entier (et non pas caché comme ce l’est actuellement en bas de la rue Berton où se passe l’histoire) : 

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    Vue sur le trottoir d’en face d’où apparaît Duranton, enfin presque… :

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    Et ici le vrai Duranton (L’Affaire du Collier p. 34, case 1) :

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    Vue depuis les contrebas de la rue Berton, aux abords de la Seine :

     

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    Nous avons longé la Seine jusqu’au pont. Pas la peine d’attendre le métro, il ne passera pas à cause des travaux, et encore moins la D.S. d’Olrik :

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    Au même endroit (L’Affaire du Collier p. 34, case 7) :

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    Nous suivons le chemin de la D.S. en traversant le pont à pied et nous avons ensuite pris un bus (gratuit puisque la ligne de métro était fermée). Arrivés à une destination autre que celle espérée, nous avons dû marcher pour rejoindre la station Duroc :

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    Même endroit dans l’Affaire du Collier, p. 35, case 1 :

     

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    J’ai ensuite dû quitter le groupe pour retrouver Benoît Mouchart qui m’attendait en face de la Gare du Nord. Une nouvelle édition de son livre sur Jacques Van Melkebeke paraitra en octobre 2014. Je l’annoncerai bientôt sur ce blog. 

    Le groupe a continué son repérage place Denfert et au parc Montsouris. Voir le reportage de Fred sur le sujet.

    Il est prévu de refaire le même parcours le samedi 13/9/2014 plus une visite d’une heure dans les dessous de la ville, la Mouffe le dimanche 14/9/2014.

    Rendez-vous le samedi et le dimanche à 10 h Gare du Nord.

    Voir aussi le Centaur Club sur le sujet.

  • Blake et Mortimer dans l’Histoire (2)

    blake-188721.jpgJe vous avais annoncé que Le Point s’était associé à Historia pour la publication d’un hors-série entièrement dédié à Blake et Mortimer Les personnages de Blake et Mortimer dans l’histoire.

    Ayant été sollicitée par l’équipe éditoriale aux fins de leur fournir quelques photos et documents, « mon petit bijou », déjà sélectionné par Mosquito pour la couve de E. P. Jacobs, Témoignages inédits, apparaît ici à la page 11 :

    EPJ Dédicace à VQ 001 (2).jpg

    Rien d’inédit, me direz-vous. Non, mais les photos et documents sélectionnés sont représentés en grand format, plus grand que leur taille réelle et, tout comme mon ouvrage, sur du papier d’excellente qualité. Prix : 8,90 €

    Quant au contenu, j’avoue ne pas avoir encore tout lu. L’album est ouvert là sur la table et, au fil des jours, j’en poursuis la lecture.

    Le portrait « Rencontre d’un auteur rare : Edgar P. Jacobs » par Michel Daubert m’a rappelé bien des souvenirs. J’y relève cependant quelques erreurs musicales. Edgar n’a pas été élève au Conservatoire Royal de Bruxelles, mais à l’académie de musique d’Etterbeek où il obtint un Prix d’Excellence ainsi que la Médaille du Gouvernement. Il a bien étudié Faust dans le cadre de ses études à l’académie, mais pas chanté à l’Opéra de Lille ! Des petites erreurs provenant sans doute des notes d’autrefois… Et si Edgar avait bluffé ? Michel Daubert a bien ressenti que Jacobs se résignait davantage au supplice de la question qu’à la soumission ! J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié son portrait de Jacobs. Je vous invite à relire la fin de mon chapitre « Les soucis vestimentaires d’Edgar » (dans mon ouvrage p. 37-38-39) après avoir lu la description de Michel Daubert…

     

     

    Historia B et M.jpgEn même temps, juillet 2014, Historia sortait le même album avec une autre couve, au prix de 9,90 €, soit un euro de plus.

    Le contenu est semblable. Toutefois le choix du papier, sensiblement plus épais et plus lourd, apporte une meilleure reproduction des documents et photos. Certains n’y verront pas de différence. Croyez-moi, le maître du Bois des Pauvres m’a transmis ses exigences du détail et de la plus parfaite reproduction des couleurs. Combien de fois avait-il été déçu au vu du résultat dans le journal Tintin ou dans les albums.

    A choisir, pour le graphisme, je préfère cet album.

    Avis aux puristes…

     

     

  • Blake et Mortimer dans l’Histoire

    Le Point s’est associé à Historia pour la publication d’un hors-série entièrement dédié à Blake et Mortimer.

    Ayant été sollicitée par l’équipe éditoriale aux fins de leur fournir une série de photos et documents, je ne peux que vous conseiller cet album (déjà en librairie !) : 

     

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  • Repérages de l’Affaire du Collier

    Fréric, administrateur du site Centaur Club, organise ce samedi 5 juillet 2014 une journée « Affaire du Collier » dans Paris.

    J’y serai ! Je prendrai le TGV pour la 1ère fois et rejoindrai le groupe des participants sur les traces de Duranton.

    Où, quand, planning, … ?

    Rendez-vous le 05 juillet 2014 à 9h30 : stations du « Président Kennedy » (ligne C du RER)

     

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    Reproduction du plan du Centaur Club (c)

     

    Voir les informations sur le sujet dans le forum du Centaur Club.

    (de préférence remonter au début du sujet)

  • Clin d’oeil à Jacobs

    J’ai eu l’occasion de rencontrer Jacques Hiron, auteur de Carnets de Syldavie (Mosquito), à l’Assemblée Générale des Amis de Hergé en mars dernier. Jacques y avait présenté un exposé sur des couvertures clins d’oeil à Hergé, et parfois aussi simultanément à Jacobs ou à Blake et Mortimer.

    Jacques m’a envoyé copies de quelques couvertures dédiées à Jacobs aux fins de vous les partager :

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    Dans l’ordre :

    1. Couv Animal Lecteur de 2014 dessin Libon

    2. couv de février 2008

    3. Couv Lire de novembre 2012

    4. FOCUS de janvier 2010

    5. magazine danois de 1983

  • Jacobs à Lille

    Un de nos fidèles lecteurs (que je remercie ici) a déniché un programme officiel n° 43 du 13-12-1931 du Grand Théâtre de Lille dont voici la page de garde :

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    Jacobs y chantait pendant la saison 1931-32 et tenait les premiers rôles de baryton sous le nom de M. Jacob.

    Voici une page intérieure du programme officiel avec la photo d’Edgar P. Jacobs, alias M. Jacob pour la circonstance :

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    La photo reproduite est antérieure. Elle date de 1922 lorsque Jacobs avait signé son premier contrat d’artiste avec Léon Volterra aux côtés de Mistinguett pour La Grande Revue du Casino de Paris (cf Un Opéra de Papier page 39). C’est sans aucun doute la photo qu’il aura remise pour l’impression du programme.

  • Années 2013 et 1953

    Vous attendez une nouvelle mise à jour et elle n’arrive pas. Le temps passe vite, les occupations ne manquent pas et quelques petits soucis de santé ont retardé la réalisation de projets.

    L’année 2013 s’est terminée semblable à celle de 1953 avec des températures très douces pour la saison. Je me souviens que mon grand-père de cœur m’a parlé de la fin de l’année 1953, qu’il n’y avait pas eu de gelée et que les géraniums avaient continué à croître. Les miens fleurissent encore à l’heure d’écrire ces lignes ! Je n’ai jamais vu cela. Habituellement une petite gelée vers la Toussaint leur donne le coup de grâce.

    Et curieusement, si les deux années se ressemblent du point de vue climatique, les continuateurs de Blake et Mortimer viennent de terminer une suite à la fameuse Marque Jaune dont la première planche est parue en août 1953 dans le journal Tintin.

    Vous ne l’ignorez pas, je ne suis pas favorable aux suites de Blake et Mortimer. Je lis les planches de L’Onde Septimus au fil de leurs parutions dans le quotidien la Dernière Heure les Sports. Et je dois reconnaître que cette fois je les lis avec un certain intérêt et éprouve même de l’impatience dans l’attente de découvrir la suite le lendemain. L’histoire me paraît plus proche de la pensée d’Edgar P Jacobs que les précédentes. Certaines cases sont familières, du déjà vu. Les dessins sont corrects. Mais avant de juger l’ensemble, j’attends d’avoir tout lu. J’en suis à la planche 42.

    Je vous souhaite mes meilleurs vœux, une bonne année 2014 et que toutes vos espérances puissent se réaliser.

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    Une photo de René Quittelier prise pendant l’hiver 1952-1953. Son service militaire a duré deux ans et s’est terminé le 31 décembre 1953, il y a tout juste 60 ans.

  • EPJacobs et Tchernia sur Centaur Club

    Notre ami Hudson a eu l’idée et la gentillesse d’ajouter le sujet Interview d’Edgar P. Jacobs par Pierre Tchernia sur le forum du Centaur Club (recherche : Tchernia)

    Merci à lui !

    Vos commentaires ici sont aussi les bienvenus afin de compléter les informations recueillies.