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  • Oeuvres d’Edgar P. Jacobs

    Une nouvelle page a été mise en ligne reprenant une partie de son oeuvre à partir de 1943 :

    Les bandes dessinées d’Edgar P. Jacobs

  • VŒUX 2026

    Je vous souhaite un Joyeux Noël et mes meilleurs vœux pour 2026.

    Le monde actuel tourne à l’envers. Puissions-nous espérer que le monde de demain se remette à l’endroit, dans le bon sens, en revenant à nos valeurs fondamentales et à nos destinées d’hommes libres.

    Que sa fin tragique serve d’avertissement à tous ceux qui tenteraient, à des fins criminelles, d’oublier que la science véritable est au service de l’humanité, que son but est de travailler à l’avancement du progrès et non de servir la vanité, l’ambition ou la tyrannie d’un seul individu. Et qu’enfin, au dessus de la Science, il y a… l’Homme !… Ceci dit, gengtleman, il est minuit. Joyeux Noël à tous !!!

    La Marque Jaune, 1954, extrait final de la morale.

    Dernière case de La Marque Jaune, journal Tintin n° 44 du 3 novembre 1954.

    Malheureusement cette vision futuriste est de plus en plus d’actualité : dans la réalité, un petit groupe d’hommes veut contrôler le monde par la corruption en se servant de la science pour finaliser leur plan. Leurs excès et leurs folies sont devenus plus explicites depuis 2020. De plus en plus de personnes ont commencé à voir clair, à dire non au système destructeur, à revenir à la nature, au naturel (achat local et bio) et au sens profond de notre vie sur terre.

    J’espère que mon prochain livre pourra sortir en 2026, dans les premiers mois. La rédaction avance bien, les nombreuses illustrations s’ajoutent au fur et à mesure de la mise en page. Le livre sera moins volumineux que mes Témoignages, tout en couleur avec de nouveaux inédits.

    A tous les fans de Blake et Mortimer, à mes abonnés et visiteurs réguliers ou occasionnels de ce site, que l’année à venir soit belle pour redécouvrir l’œuvre de Jacobs.

    Je vous invite à visiter régulièrement ma page d’accueil. Vous y trouverez des petites mises à jour régulières, des nouvelles qui pourraient vous intéresser et l’avancement de mon prochain livre.

    Et surtout bonne santé en 2026 !

    Viviane

  • Diabolique ! Le piège d’Edgar P. Jacobs

    Diabolique ! Le piège d’Edgar P. Jacobs

    La Première, chaîne radio de la RTBF, a interviewé Thierry Bellefroid, coauteur avec Eric Dubois du livre « Diabolique ! Le piège d’Edgar P. Jacobs »(Dargaud) qui vient de paraître. Lien de l’article et du podcast. Il y est aussi question de l’affaire des planches volées.

    A la question de « Comment son créateur a-t-il vécu cette tourmente ? » à laquelle répond avec justesse Thierry Bellefroid, expliquant le tournant de sa carrière, un Jacobs qui devra mettre un frein à son imagination extraordinaire et débordante tant appréciée de ses lecteurs.

    J’ajoute et rappelle que le soutien de ma grand-mère Jeanne et ma présence, alors en vacances à Genleau (lieu-dit qui deviendra le Bois des Pauvres), l’ont réconforté, malgré sa souffrance, sa colère et son questionnement bien ressentis du haut de mes six ans. J’ai dû exprimer de la tristesse à le voir dans cet état, un homme complètement effondré, vidé. Il n’y a pas été insensible, que du contraire !

    Ne voulant pas gâcher mes vacances, il est retourné à la maison chercher un plaid et son appareil photos. Ma grand-mère et moi :

    Il ne comptait pas se faire photographier, se rendant bien compte qu’il aurait des dificultés à cacher sa révolte et ce qui lui pesait sur l’estomac. Puis soudain, quelle force avait-il eu pour parvenir à reprendre le dessus et oser venir s’asseoir à côté de moi. Ce fut alors un moment privilégié en famille qu’il a voulu marquer à jamais :

    Lien vers la page de l’article sourcé avec de nombreux liens intéressants, et le podcast de l’interview de Thierry Bellefroid : Diabolique

    Je vous invite sur la page d’accueil afin de découvrir les informations de dernière minute et sur la page des brèves pour plus de détails et l’avancement de mon prochain livre. Merci !

  • B & M : erreur de programmation ou pas ?

    Mise à jour du 17 novembre 2025
    C’est réellement une erreur de programmation dans la revue belge Télépro !
    Olrik n’y est pour rien !
    Télépro a corrigé le tir et a annoncé la rediffusion du documentaire la nuit du 20 au 21 novembre à partir de 0h45 sur France 2.
    Ci-dessous l’article initial daté du 15 novembre 2025

    J’ai acheté les revues télé disponibles en librairies belges.

    J’ai relevé un très bel article dans Ciné télé revue p. 58-59, un autre d’une demi page dans le Moustique belge p. 56 dans lequel Daniel Couvreur et Thierry Bellefroid sont cités.

    Curieusement Télépro www.telepro.be annonce à la place un autre documentaire sur la montée du nazisme : Robert Badinter, une conscience française ! Est-ce une simple erreur de programmation, un nouveau coup signé Olrik, ou carrément priver certains belges de voir le documentaire tant attendu sur l’enquête de Blake et Mortimer en fonction de leur formule d’abonnement télé ?

    Tout est possible, tant les rebondissements sont nombreux dans l’œuvre d’Edgar P. Jacobs puis dans la dispersion d’originaux après son décès.

    Si une modification de programme avait bien lieu ce dimanche pour certains belges, le documentaire sera accesible sur le site de France TV pendant un an. Je mettrai le lien direct vers la vidéo sur la page d’accueil et les articles concernés.

    Bon dimanche !

    Viviane

  • Mystérieuse disparition de planches de BD de Blake et Mortimer

    Mystérieuse disparition de planches de BD de Blake et Mortimer

    Arnaud Bédat m’avait téléphoné afin de me poser quelques questions dans la perspective de son article du 4 octobre 2018 dans L’Illustré suisse, titré Mystérieuse disparition de planches de BD de Blake et Mortimer.

    A Paris, la planche originale n° 8 de «La marque jaune» était adjugée en 2015 chez Christie’s pour 205 000 euros. DR

    J’ai ensuite rencontré Arnaud Bédat à Genève, quelques jours après la sortie de l’article. Il m’a consacré une heure sur une terrasse ensoleillée d’une taverne de la vieille ville au cours de laquelle nous avons longuement discuté et échangé nos connaisances jacobsiennes et abordé également d’autres sujets. Les températures étaient particulièrement douces et très agréables pour un mois d’octobre. Je garde un excellent souvenir de ce journaliste suisse globe-trotter et reporter-enquêteur.

    Arnaud Bédat m’a appris que l’annonce de l’article sur la disparition des planches volées de Blake et Mortimer devait se faire en couverture. Le décès de Charles Aznavour a modifié le projet de mise en page, forçant le choix de donner la priorité à une photo du chanteur disparu. Néanmoins, l’article d’Arnaud Bédat se trouve bel et bien dans le magazine L’Illustré du 4 octobre 2018.

    Je suis abonnée à l’Antipresse de Slobodan Despot, suisse également d’origine serbe. Arnaud Bédat a qualifié cet hebdomadaire en 2019 de « c’est la vie, c’est le réel ». Les Turbulences du 29 septembre 2019 avaient repris les quelques phrases d’Arnaud Bédat souhaitant « Bon vent à l’Antipresse. » Arnaud était alors devenu journaliste indépendant à son tour :

    Chaque dimanche, l’Antipresse chemine à contre-courant. Sa lecture décalée fait du bien dans le maelström médiatique d’aujourd’hui trop souvent au service de la pensée unique. Le caractère, l’originalité, l’aspérité, c’est la vie, c’est le réel: toujours préférer l’irrévérence à la connivence. Le journalisme, c’est d’abord la vérité, même si elle dérange, au service de l’opinion et non des idéologies, des convictions et des écoles de pensée.

    Bon vent à l’Antipresse!

    J’ai appris avec une grande tristesse le décès d’Arnaud Bédat, survenu le 20 juillet, dans l’Antipresse du 31 décembre 2023. Slobodan Despot dans son article « Les cailloux sur notre chemin » sous-titré « Histoire de conjurer la mort et d’ôter notre chapeau devant quelques maîtres et quelques belles personnes… » lui a rendu un bel hommage, dont voici un large extrait :

    Arnaud Bédat s’est carapaté au creux de l’été, en douce, comme on fait passer un projet de loi impopulaire […]

    Il était l’un des derniers journalistes d’enquête et de récit dignes de ce nom en Suisse romande. Son talent, son opiniâtreté et sa bonne humeur drolatique faisaient passer même cette étrange papolâtrie qu’il vouait au jésuite François, dont il était le biographe. Ses déboires avec les rédactions et la censure dont il fut frappé […]

    Repose — enfin — en paix, le Jurassien!

    Je tenais à lui rendre également hommage.

    L’occasion se présentait avec la sortie du documentaire de Lucile Aimard, à voir prochainement le 16 novembre 2025 sur France 2 à 13h15 ou en replay sur le site de France TV. Le documentaire reprend l’histoire du mystère des planches disparues dont Arnaud Bédat avait relaté les faits dans son article du 4 octobre 2018. Il va bien sûr plus loin dans ses recherches, est plus complet et interviewe plusieurs personnes françaises, suisses et belges. L’équipe est venue chez moi. J’interviens à plusieurs reprises dans le documentaire.

    Justement, voici le texte de l’article. Pour rappel, il est d’accès libre sur le site de L’Illustré avec les illustrations en plus.

    TEXTE ARNAUD BÉDAT Publié le 4 octobre 2018 à 08:45 :

    Près de 200 planches originales d’Edgar P. Jacobs, le père de Blake et Mortimer, d’une valeur inestimable, ont mystérieusement disparu à Bruxelles. L’enquête sur ce scandale, menée par la police fédérale belge, pourrait bientôt rebondir en Suisse romande.

    Ce n’est pas une nouvelle aventure de Blake et Mortimer, ni vraiment la dernière histoire belge qu’on se raconte, mais une bien étrange affaire qu’Edgar P. Jacobs, le plus célèbre dessinateur du Plat Pays – avec Hergé – n’aurait sans doute pas osé imaginer. Un véritable polar où tous les ingrédients d’une «bonne histoire», comme disait Gabin, sont réunis dans cette série noire où les cadavres sont des héros de papier: un énigmatique coffre-fort, des millions d’euros, des œuvres d’art qui s’évaporent, un dernier testament apparu comme par enchantement, une Rolls-Royce qui chauffe les esprits. Et encore des marchands d’art peu scrupuleux entre Paris et Hongkong, et bien sûr le fantôme du colonel Orlik, le traître fourbe, un des plus fameux méchants de l’histoire de la BD, né sous le crayon de génie du papa de tant de chefs-d’œuvre immortels comme La marque jaune, Le mystère de la grande pyramide ou Les 3 formules du professeur Sato.

    «S’il voyait ça, je crois que mon grand-père se retournerait dans sa tombe», lâche au téléphone, dépitée, Viviane Quittelier, la petite-fille «par alliance» d’Edgar P. Jacobs. En fait, la rumeur courait depuis pas mal de temps chez les initiés, mais le scandale a éclaté au grand jour en septembre dernier en première page du quotidien Le Soir, à Bruxelles: la police fédérale belge confirmait avoir ouvert une enquête pour tenter de retrouver près de 200 planches originales disparues d’un coffre-fort de la Fondation Edgar P. Jacobs à Bruxelles, créée du vivant de l’auteur en 1984. La légende de la bande dessinée, alors âgée de 79 ans et sentant ses forces faiblir, imaginait cette structure pour «éviter la dispersion anarchique» de son œuvre et surtout «la mainmise par certains affairistes». Trois ans plus tard, le vieil homme s’éteignait paisiblement, l’esprit serein, ses planches mises à l’abri dans les sous-sols de la Banque Bruxelles Lambert. Une photo immortalisait d’ailleurs le célèbre Belge glissant la totalité de son œuvre derrière la lourde porte blindée d’un profond coffre-fort: «Plus de 700 planches, mais aussi des centaines de crayonnés et de calques», selon un des administrateurs de la fondation.

    Trésor inestimable

    Mais voilà, patatras, depuis cette date, un tiers de ce trésor inestimable a mystérieusement disparu et se retrouve aujourd’hui proposé à la vente en pièces dispersées dans des galeries de marchands français ou mis aux enchères, faisant le bonheur de collectionneurs, avec la plupart du temps des certificats signés de la… Fondation Edgar P. Jacobs! A Paris, par exemple, le 14 mars 2015, la planche originale no 8 de La marque jaune, retouchée à la gouache blanche, où surgit l’œil de Septimus, le personnage clé de l’histoire, atteignait le prix de 205 000 euros lors d’une vente chez Christie’s. A Hongkong, chez Artcurial, le 3 octobre 2016, la planche no 14 du même album à l’encre de Chine était adjugée pour 117 000 euros, frais inclus…

    Comment ces raretés, sorties tout droit du coffre de la Fondation Edgar P. Jacobs, se sont-elles retrouvées ainsi dispersées à tous vents? Jacobs avait laissé une liste claire, mais à l’envers ou par défaut, si l’on peut dire, dans laquelle il avait mentionné neuf pièces originales manquantes lors de la mise au coffre: six qui lui avaient été dérobées, souvent prêtées et non rendues, trois autres qu’il avait offertes à des tiers. Mais en 2015, la fondation est dissoute dans des conditions peu claires, placée en liquidation judiciaire, les droits de l’œuvre cédés contre espèces sonnantes et trébuchantes à l’éditeur Dargaud, trop heureux d’ajouter un nom aussi prestigieux à son catalogue. C’est à ce moment-là que son président, Philippe Biermé, confie le précieux trésor à la Fondation Roi Baudouin, qui gère notamment aussi les fonds de plusieurs musées belges. Mais lors du transfert des cartables, la surprise est au rendez-vous: en inventoriant rapidement les planches, le président de la fondation, Dominique Allard, en comptabilise seulement 470 et ne peut masquer sa surprise: 190 planches sont manquantes et ont été dispersées en trois décennies!

    Tous les regards se tournent évidemment alors vers le président de la Fondation Edgar P. Jacobs, l’inévitable Philippe Biermé. Cet ancien retoucheur des Editions du Lombard, éditeur de Blake et Mortimer, s’était rapproché du vieux Jacobs à la fin de sa vie, s’autoproclamant son fils spirituel. Il s’affiche aujourd’hui dans les médias posant devant sa Rolls-Royce, menant grand train, tout en jurant, la bouche en cœur, qu’il n’est évidemment pour rien dans toute cette affaire: «Un pillage organisé de l’œuvre de Jacobs a bien eu lieu, mais il remonte pour l’essentiel à 1987», se défend-il dans Le Parisien, déclarant avoir lui-même déposé plainte1. Des voleurs s’étaient en effet à cette date introduits dans la villa du maître, mais à une période de sa vie où le dessinateur avait déjà placé ses trésors dans le coffre de sa banque bruxelloise… De leur côté, les marchands parisiens spécialisés proposant des planches originales à la vente à prix d’or, évoquent eux, évidemment, le secret professionnel et refusent de s’exprimer sur la provenance de leurs trésors. Mais en attendant d’y voir plus clair, les transactions continuent de plus belle…

    «Je me battrai jusqu’au bout»

    S’ajoutent les deux testaments rédigés par Jacobs. Le second, très tardif, rédigé le 10 décembre 1986 deux mois avant sa mort – comportant une signature bizarre avec le «P» inversé d’Edgar P. Jacobs – annulait le premier, spoliant définitivement sa petite-fille adoptive, Viviane Quittelier. Ceci au profit de son «fils adoptif» Philippe Biermé, désigné comme son ayant droit, et à ce titre, détenteur des clés de l’immense coffre-fort. «Je me battrai jusqu’au bout, dit-elle, en mémoire de mon grand-père qui le mérite bien.»

    Le dessinateur belge en gentleman-farmer avec Viviane, sa petite-fille par alliance. Ce grand-papa gâteau était, à la fin de sa vie, proche de Philippe Biermé.

    Mais les choses bougent. En plus du juge belge qui dirige l’enquête, un magistrat français a été désigné pour coordonner les actions judiciaires entre les deux pays. Et selon nos informations, des commissions rogatoires doivent parvenir ces prochains jours aux autorités suisses. Dans le collimateur, deux personnes au moins domiciliées dans notre pays (identités connues de la rédaction), financièrement très aisées, une dans le canton de Genève et une autre dans les Alpes vaudoises. Concernant cette piste helvète, le juge Michel Claise, chargé du dossier à l’Office central de la lutte contre la délinquance organisée (OCDEFO) n’est guère prolixe: «Je ne parle pas aux journalistes. Mais appelez le parquet la semaine prochaine», répond-il, un brin amusé, avant de raccrocher poliment.

    Dans ses mémoires, parus peu avant sa mort, le créateur de Blake et Mortimer se félicitait d’avoir eu sa vie durant «le rare privilège d’être, à la fois, l’auteur, l’interprète et le metteur en scène d’un singulier, mais bien passionnant, opéra… de papier». Devenu aujourd’hui, malgré lui, un véritable opéra de… millions d’euros.


     L’ENQUÊTE
    56 L’ILLUSTRÉ 40/18

    1. Perquisition de 1988 à mon domicile et chez mes parents : aucune planche originale trouvée. Rebelote chez moi en janvier 2023 demandée par la même personne : auditionnée « à titre de témoin concernant des faits de ABUS de CONFIANCE, BLANCHIMENT et ASSOCIATION DE MALFAITEURS au préjudice de la Fondation Edgar P. Jacobs. » Toujours aucune planche originale trouvée. Pour rappel, la même personne m’avait fait expulser au vu des personnes présentes de l’inauguration de l’exposition Blake et Mortimer à Maxéville en 2010. Voir le rappel de plusieurs faits sur mon site concernant ces accusations répétées. ↩︎
  • Le mystère du trésor disparu

    Le mystère du trésor disparu

    Après avoir été entendue sur France culture lors de l’inauguration de l’exposition Blake et Mortimer à Paris ! au musée de l’homme en novembre 2003, été interviewée pour le documentaire E.P.Jacobs : Blake ou Mortimer ? de Francis Gillery diffusé sur France 5 en 2005, j’étais invitée à Paris pour assister à l’avant-première du documentaire de Lucile Aimard Blake et Mortimer : le mystère du trésor disparu dans lequel j’interviens à plusieurs reprises.

    Vue depuis ma voiture garée dans le VXè arr.

    Les invités, les présentations puis la projection.

    L’enquête de Blake et Mortimer est très bien menée et se déroule dans plusieurs villes de France, de Belgique et de Suisse. Elle débute en 1986 lorsque mon grand-père de cœur a mis toutes ses planches originales ‘en sécurité’ dans un coffre-fort d’une banque et se poursuit jusqu’à nos jours. Les quelques planches manquantes avaient été répertoriées par le créateur lui-même.

    Plus de 200 planches ont disparu du coffre. Seulement une centaine a été restituée à la justice en attendant un jugement.

    Je vous invite à découvrir ce documentaire magnifique de Lucile Aimard, produit par Romain Verlay :
    le 16 novembre 2025 sur France 2, émission 13h15 le dimanche.

    Il sera possible de le voir et le revoir pendant un an sur le site de France TV.

    La réalisatrice et son caméraman sont venus chez moi pour m’interviewer et découvrir quelques-uns de mes trésors dont certains sont inédits. J’ai interprété à leur demande la 1ère arabesque de Debussy, un morceau joué autrefois à Lasne sur le piano à queue du Bois des Pauvres lorsque je l’apprenais. Pour la petite histoire liée au morceau, je renvoie à mes Témoignages inédits, Mosquito 2009, à la p. 313, au chapitre De Claude Debussy à Faust.

    Le musicien chargé de l’accompagnement du documentaire a composé une variation instrumentale pour noyer progressivement les sons du piano et rendre inaudible la coupure afin de relier le début de l’arabesque à la fin. Que les mélomanes ne soient pas surpris à l’audition, je n’ai pas fait de fausses notes, ni eu un trou de mémoire, ni improvisé quoi que ce soit. Il s’agit d’un arrangement, le but n’étant pas de donner un récital de piano, mais un court extrait introductif, un intermède ayant un début et une fin.

    Si je n’apprécie pas l’arrangement du Debussy, les choix musicaux passés au fil du documentaire sont bien appropriés. Ils constituent une sélection judicieuse, ainsi que certaines prises de vue parfaitement en rapport avec l’enquête menée par Blake et Mortimer, les tenants et aboutissants, les inconnues et les explications des intervenants. La salle n’est pas restée muette pendant toute la projection. Il y a de quoi réagir à certains moments.

    Fans de Jacobs, de Blake et Mortimer, ne manquez surtout pas de voir le documentaire sur France 2 ou en replay sur France TV. Tout savoir sur « le casse du siècle » comme l’avait titré Daniel Couvreur dans le journal Le Soir. Son article daté du 16 septembre 2017 : « Blake et Mortimer » victimes du casse du siècle«  (article réservé aux abonnés du Soir).

    Les préparatifs avant le tournage, la mise en place des projecteurs, des caméras et micros et les réglages préliminaires :

    Ce qui s’est passé ensuite ? A voir dans le documentaire…

    La présentation, la fiche technique et contact sur Francetvpro.fr

  • L’Espadon SX-1 version X-59

    L’Espadon SX-1 version X-59

    Quand la réalité continue à rejoindre la fiction.

    Elle l’avait déjà rejoint en 1965, quelque vingt ans après l’invention de l’Espadon. Un article paru dans « Science et Vie » d’août 1965 annonçait la réalisation d’un véhicule « triphibie », suite à un concours de la U.S. Navy. Quelques mois après, le journal Tintin a pris la relève pour informer ses lecteurs peu au courant des inventions américaines. Voici un extrait de la chronique consacrée exclusisement à Jacobs dans le n° 52 de 1965 :

    C’est ainsi que Jacobs eut l’idée de descendre une armoire à deux portes vitrées de sa remise et d’en faire un mini-musée dans « la chambre jaune » du Bois des Pauvres. Il y a rangé avec soin ses maquettes et miniatures ainsi que ses albums et articles intéressants.

    J’avais l’habitude, en période de vacances scolaires, de dormir dans « la chambre jaune », cette pièce adjointe au salon. Nous avons inauguré le nouvel aménagement un soir de fin décembre 1966, j’avais dix ans. D’abord peu fournie, Jacobs y a ajouté ou remplacé des objets par d’autres au fil du temps et des événements. La photo date d’après 1981 :

    Nous y voyons, dans la partie gauche, la maquette de l’Espadon et, à l’arrière-plan, le début de la chronique du journal Tintin n° 52 de 1965 montrant un avion semblable sortant des eaux quelque vingt ans après Le Secret de l’Espadon.

    Aujourd’hui, la réalité se poursuit avec un avion hypersonique sans bang hypersonique. Si l’avion n’est pas sorti de l’eau, la ressemblance de sa silhouette au fuselage effilé et aux ailes courtes de l’Espadon est frappante !

    Voici un extrait de l’article publié le 30 octobre 2025 sur le forum militaire français :

    Le 28 octobre 2025, un avion longiligne (dont l’allure n’est pas sans rappeler un certain Espadon pour les fans de Blake & Mortimer !) s’est arraché du tarmac de Palmdale pour rejoindre la base de recherche de la NASA à Edwards. Son nom : X-59.
    Sa mission : prouver que l’on peut voler à plus de 1 200 km/h sans briser les tympans des riverains.

    Le X-59 n’est pas fait pour transporter des passagers. Pas encore. Il est là pour résoudre un vieux problème : le bang supersonique. Ce claquement sec qui suit tout appareil franchissant le mur du son a longtemps interdit tout vol supersonique au-dessus des terres habitées. Résultat : Concorde (*snif*) et consorts n’ont jamais pu survoler les États-Unis à pleine vitesse.

    Lockheed Martin, via sa division Skunk Works, s’est attaquée à ce verrou acoustique. Le X-59 est un démonstrateur. Sa forme très allongée, son nez d’aiguille, ses entrées d’air travaillées, tout est fait pour étaler l’onde de choc.
    L’objectif ? Transformer le “boom” en “thump”, un son sourd à peine perceptible, comparable à une portière qui claque à distance.

    Ce premier vol, sans souci, a permis de vérifier les qualités de vol, la stabilité et les premières données aérodynamiques. Une étape indispensable avant les premiers vols supersoniques prévus dans les mois à venir.

    Ceci n’est qu’un extrait de la publication. Je vous invite sur la page du site forum militaire français sur laquelle vous trouverez plus de texte, des renseignements techniques et d’autres photos de l’avion hypersonique en vol.

  • L’Histoire du Journal BRAVO!

    L’Histoire du Journal BRAVO!

    Invitation de l’éditeur

    Pour la sortie du livre : L’Histoire du Journal BRAVO!

    Les auteurs : Jean Fontaine et Frans Lambeau

    Les Éditions de L’Élan.

    Vous êtes cordialement invité le vendredi 14 novembre 2025 au Château MALOU, chaussée de Stockel 45, à 1200 Woluwe-Saint-Lambert, entre 17h et 21h, pour la présentation du livre L’Histoire du Journal BRAVO! En présence des auteurs Jean Fontaine et Frans Lambeau et de l’éditeur Daniel Depessemier.

    Pour tout contact et commande :

    info.editionselan@zohomail.eu

    Téléphone du jour : 0487.250.774

    Château MALOU, Chaussée de Stockel 45, 1200 Woluwe-Saint-Lambert, à 50 m de la Mediatine (Allée Pierre Levie, 1).

    Bus 28 direction Konkel, arrêt parc Malou.

    Tram 8 direction Roodebeek, arrêt Voot.

    Metro : station Roodebeek.

    Les EDITIONS DE L’ELAN  présentent la première étude sur le journal BRAVO!  

    Par Jean FONTAINE et Frans LAMBEAU.

    Il n’existe pas, à ce jour, d’étude académique ou de publication majeure sur le magazine BRAVO!, malgré son importance historique et son succès de vente (avec des pics de plus de 300 000 exemplaires par semaine) pendant son édition de 1936 à 1951.

    Ce manque d’étude est surprenant pour un magazine qui fut un « monument » de la presse jeunesse, côtoyant SPIROU et précédant TINTIN.  

    L’HISTOIRE DU JOURNAL BRAVO!  

    Un témoignage incontournable de 464 pages en format A4 (et précisément 683 illustrations), parcourant les années 1936 (le premier numéro) à 1951 (la fin de la publication).   

    Ce livre luxueux contient une foule de documents rares et inédits, illustrations, extraits de BD anciennes.  

    L’histoire du journal Bravo!  n’est pas seulement le récit d’un hebdomadaire pour enfants, c’est une authentique page d’Histoire dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, de la collaboration, du séquestre, de l’essor de la bande dessinée belge.   

    Bravo! a navigué dans les remous de la guerre, mais à l’aube des années 50, il prend l’eau et touche le fond, ignoré par les générations d’après-guerre…     

    Dans ce magazine, de grands noms de la BD ont commencé leur prestigieuse carrière : E.P.Jacobs, W. Vandersteen, J. Martin sous le pseudonyme de Marleb, Uderzo, Sirius, Cuvelier, Trubert, Dratz, Tenas, Laudy, Rali, Reding, et bien d’autres… Saint-Ogan a poursuivi la sienne débutée en 1925.  

    Ce beau livre est l’aboutissement de recherches approfondies entreprises par deux collectionneurs chevronnés qui ont, pendant plus de 6 ans, dépoussiéré les 495 fascicules de ce journal devenu légendaire.  

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    J’ignore quelles planches ont été sélectionnées par les auteurs pour l’ouvrage. Je sais que Jacobs sera représenté et aura les honneurs qu’il mérite. Voici quelques pages que j’ai choisies, par ordre de publication dans le journal Bravo!

    L’illustration d’un conte, n° 24, deuxième année, signé Edg. Jacobs :

    La reprise de Gordon l’intrépide, n° 52, deuxième année, encore signé Edg. Jacobs :

    Le Rayon U annoncé l’année suivante, un grand récit d’aventures par Edgar P. Jacobs :

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    Renseignements de l’éditeur :

    Prix : 79 € + frais de port 8 € (Mondial Relay), EN PREPUBLICATION jusqu’au 14 novembre 2025 (dernier jour le 14 novembre lors de la présentation du livre au château Malou).

    A partir du 15 novembre 2025, le prix sera 89 € (+ port éventuel Mondial Relay = 8 €)

    Le livre peut être commandé aux Editions de l’Elan.

    Versement sur :

    EDITIONS DE L’ELAN

    IBAN BE78 3101 5922 5586

    BIC BBRUBEBB

    Avenue de l’Ange, 22 – 1410 Waterloo – Belgique – info.editionselan@zohomail.eu  

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    Le livre L’Histoire du Journal BRAVO ! Sera disponible au vernissage au château Malou, ainsi que les derniers albums des Editions de l’Elan.

    Ancien site des Editions de l’Elan : www.editionselan.be

    Un nouveau site est en chantier. Il sera opérationnel sous peu.

  • À la recherche des planches volées de Blake et Mortimer

    À la recherche des planches volées de Blake et Mortimer

    Le 16 novembre 2025, l’émission 13h15 le dimanche reviendra sur l’une des affaires les plus énigmatiques du 9e art : le vol de 250 planches originales signées Edgar P. Jacobs, créateur de Blake et Mortimer. À la fin des années 2000, ces pièces rarissimes se retrouvent vendues aux enchères…

    Quarante ans après la mort de leur créateur, le capitaine Blake et le professeur Mortimer sortent de leurs pages pour mener l’enquête sur la disparition des planches originales de leurs aventures. Edgar P. Jacobs, inventeur des personnages et génie obsessionnel, avait précieusement conservé le moindre de ses dessins dans un coffre-fort, au sous-sol d’une banque bruxelloise.

    Mais, à la fin des années 2000, alors que ces planches ont pris une valeur inestimable, elles se retrouvent inexplicablement sur le marché de l’art, lors de ventes aux enchères. La presse s’empare du « casse du 9e Art », estimé à 40 millions €.

    Mais que s’est-il donc passé ? Comment 250 planches originales ont-elles pu mystérieusement disparaître du coffre-fort ? Après huit ans d’enquête, un procès est prévu dans les prochains mois.

    13h15 le dimanche plonge dans cette histoire rocambolesque avec une enquête journalistique méticuleuse sur la trace des planches disparues. Des interviews exclusives avec les principaux mis en cause dans cette affaire judiciaire, des images inédites du coffre-fort qui contient les dessins originaux sauvés du pillage.

    Dans ce récit haletant, la réalisatrice Lucile Aimard entremêle scènes fictives et reconstitutions historiques avec un sens du détail digne de Jacobs, dans un univers ésotérique librement inspiré de la mythique série Blake et Mortimer.

    Écrit par Lucile Aimard, Blake et Mortimer : le mystère du trésor disparu fait notamment apparaitre Jérôme Dupuis et Manoë David. Les images sont de Félix Albert, pour ce film Neutra Production. 

    Outre la diffusion le 16 novembre sur France 2 à 13h15, Blake et Mortimer : le mystère du trésor disparu sera disponible sur france.tv.

    Photographie : 13h15 le dimanche – Blake et Mortimer : le mystère du trésor disparu.

    Lien vers le site actualité.com d’où j’ai repris le texte publié ci-dessus et les illustrations.

  • Edgar P. Jacobs maestro della nona arte

    Edgar P. Jacobs maestro della nona arte

    Un hommage au maître du neuvième art

    Annonce de notre correspondant Paolo Gallinari :

    Nous vous envoyons une sélection des pages du volume consacré à E. P. Jacobs, que nous avons publié en mai dernier et qui n’est pas destiné à la vente mais réservé aux membres de l’ANAFI.
    Cet ouvrage a reçu le prix Fossati lors de la 29e édition du concours d’œuvres originales de critique, d’histoire et d’essais sur la bande dessinée d’auteurs italiens publiées au cours de la période 2024/25, avec la motivation suivante : « Cet essai est consacré à un auteur franco-belge bien connu et apprécié en Italie. L’ouvrage retrace la carrière de plusieurs décennies d’un maître de la bande dessinée, offrant à la fois un portrait biographique complet et une analyse de ses œuvres par ordre chronologique de création. L’ensemble de l’ouvrage est accompagné d’une impressionnante richesse d’images, toutes accompagnées de légendes détaillées, qui constituent un apport documentaire rendant les textes déjà profonds et très bien documentés encore plus utiles et fonctionnels. Les chapitres consacrés aux œuvres sont précédés d’une histoire éditoriale minutieuse des personnages et des titres, suivie d’informations détaillées sur les traductions italiennes des œuvres de Jacobs. L’annexe contient une chronologie détaillée et une bibliographie complète avec des essais sur l’artiste et ses œuvres. »

    Que dire encore ? Je me réjouis de découvrir les pages au fur et à mesure de la lecture. Très intéressant ! Ma non conoscono abbastanza l’italiano1. Une langue apprise à l’époque où je suivais des années de suite le cycle des cours de ski2 dans les Dolomites, logeant à Bellamonte au-dessus de Predazzo. Je dois donc me servir d’un dictionnaire pour certains mots. Mais la lecture en vaut la peine !

    Un très bel hommage à Jacobs ! Egalement un ouvrage qui rend honneur à mes Témoignages inédits et à son contenu.

    Paolo Gallinari, que je remercie vivement, a joint ce petit message à son envoi :

    Nous sommes très heureux de vous envoyer un exemplaire du livre publié par l’ANAFI, en guise de remerciement pour les précieuses informations que nous avons tirées de votre ouvrage.

    1. Traduction : mais je ne connais pas suffisamment l’italien. ↩︎
    2. Une médaille de bronze au niveau 1 puis une magnifique en or à l’avant-dernier niveau de l’école de ski du Val di Fiemme. ↩︎