Blog

  • Blake et Mortimer vu par Guido Vogliotti

    Normal
    0

    21

    false
    false
    false

    FR-BE
    X-NONE
    X-NONE

    /* Style Definitions */
    table.MsoNormalTable
    {mso-style-name: »Tableau Normal »;
    mso-tstyle-rowband-size:0;
    mso-tstyle-colband-size:0;
    mso-style-noshow:yes;
    mso-style-priority:99;
    mso-style-parent: » »;
    mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
    mso-para-margin:0cm;
    mso-para-margin-bottom:.0001pt;
    mso-pagination:widow-orphan;
    font-size:10.0pt;
    font-family: »Times New Roman », »serif »;}

    Guido Vogliotti souterrains.jpgJe suis en train de découvrir avec plaisir le livre de Guido Vogliotti « Blake et Mortimer souterrains et voyage initiatique dans l’œuvre d’E.P. Jacobs« .

    L’auteur m’a affirmé n’avoir pris connaissance de mon ouvrage qu’après la publication du sien. Je m’aperçois, au fil des pages, tout comme l’auteur me l’a écrit dans nos échanges de correspondance, que nos deux livres se rejoignent très fort et se complètent même.

    Voici un extrait relevé p. 24 qui conclut le chapitre sur Le Rayon U :

    « Ce qui manque dans ces débuts narratifs de Jacobs c’est une explication suffisante et ‘rationnelle’ (..) C’est-à-dire que nous sommes confrontés à une multiplicité de thèmes seulement esquissés, abordés pêle-mêle sans beaucoup d’explications scientifiques, ni utilisés à fond dans un projet cohérent et fonctionnel pour l’histoire. Par la suite Jacobs va remédier à ce manque en fournissant toujours de minutieuses explications scientifiques (…) L’explication rationnelle deviendra même l’artifice qui rend crédible toute la fiction narrative des aventures de Blake et Mortimer. »

    maisons Jacobs 015.jpgJustement, ces explications scientifiques ont été fournies par mon père René. Né en 1929, mon père était encore fort jeune au moment de la création du Rayon U. Il n’avait que 14 ans (13 ans sur la photo). Malgré les supplications de Jeanne (ma grand-mère) qui vantait son fils à son ami Edgar, Jacobs n’a pas cru au savoir élevé de mon père dans le domaine scientifique à un âge aussi précoce. Tout porte à croire qu’il a dû émettre ses inquiétudes et ses manques en la matière à ma grand-mère. Il a fini par céder aux supplications de son amie et a commencé à interroger René en vue du Secret de l’Espadon. Les questions scientifiques déborderont en même temps pour les illustrations de la Guerre des Mondes (de H.G. Wells) qui ont paru conjointement dans le journal Tintin. Jacobs a été très vite convaincu du savoir scientifique de mon père et a tenu compte de ses explications jusqu’à son dernier Blake et Mortimer.

    Quant aux interprétations et compréhensions des milieux souterrains dans l’oeuvre de Jacobs, je ne peux que féliciter Guido Vogliotti. Je retrouve dans son livre beaucoup de cohérence et de vrai par rapport à ce que j’ai pu percevoir chez Jacobs. Sans avoir rencontré le créateur de Blake et Mortimer, Vogliotti a pu percer sa personnalité. Beaucoup de ses hypothèses trouvent leurs sources dans mon livre. On peut également y relever pas mal de cases issues des aventures de Blake et Mortimer. Des cases qui, curieusement, ont aussi été analysées et expliquées dans mon livre… 

    Je vous invite à découvrir cet ouvrage de Guido Vogliotti paru chez Pavesio et, pourquoi pas, y relever les parallèles avec le mien…

    Lien vers le blog Blake et Mortirmer qui présente quelques scans du live de Guido Vogliotti.

  • Hangar n°7, Jacobs, Steed et Cie

    Le moteur de recherche Google m’a amenée sur un article intéressant intitulé Edgar P. Jacobs, fan de Chapeau Melon. L’auteur et webmaster, Jocelyn Lecocq, y fait référence à mon ouvrage et j’en profite ici pour le remercier.

    J’avais en effet annoncé dans mon livre l’intérêt d’Edgar P. Jacobs pour la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir, qu’il en était un téléspectateur assidu – il n’aurait pour rien au monde manquer un épisode – et qu’il découpait les résumés des programmes télévisés pour les archiver. Jacobs, d’après ses dires, souhaitait ainsi s’aider à remémorer les détails de chacun des épisodes vus.

    Aussitôt l’article lu, je me suis empressée de prendre contact avec son auteur. Jocelyn Lecocq m’a gentiment répondu pour m’apprendre qu’il s’intéressait depuis longtemps à l’oeuvre de mon grand-père et qu’il avait également créé un autre blog dédié à E. P. Jacobs : Hangar n° 7, les révélations de Mr Smith. Curieusement, mon moteur de recherche avait oublié de me renseigner ce deuxième blog !

    J’ai donc été y jeter un coup d’oeil. Le blog m’a semblé fort intéressant. Je suis aussi une passionnée de voitures.

    Une des réflexions de l’auteur concernant L’affaire du taxi 404, posté le 27 août 2011, m’a rappelé des souvenirs :

    « On sait qu’E.P. Jacobs fit appel à son confrère Gérald FORTON pour assurer le dessin des premières planches de « l’Affaire du Collier« …

    67722022.jpgEn tant qu’amateur de voitures, j’ai toujours été choqué par une case de la 1ère page, où le contraste entre les vues latérales (très correctes) du taxi qui transporte Blake et Mortimer dans Paris, une Peugeot 404, et la vue de face qui évoque plus une 403 :

    – forme trop arondie de la calandre

    capot qui apparaît bombé, alors que celui de la 404 qui est plat et plongeant, et dont on discerne les contours qui convergent, contrairement à celui de la 404 qui suit les ailes -, sans parler de la forme spécifique des phares de la 404, en ogive…)

    A noter d’ailleurs que l’auto à côté ne ressemble à rien de précis ! »

     

    67721237.jpg


    Je ne suis pas étonnée, car j’ai entendu exactement les mêmes réflexions de la bouche de mon grand-père lorsqu’il m’a expliqué cette planche !

    Quant à savoir qui de Jacobs ou Forton a dessiné telle ou telle voiture, ma mémoire ne se souvient pas de ce petit détail. Il est fort probable que Jacobs ait entamé la planche – il ne commençait pas nécessairement par la case 1 – et que la voiture bien faite serait de sa main.

    Ce qui est certain, c’est qu’en regardant cette planche, mes yeux se dirigent naturellement vers la case 4 avec la 404 bien faite, preuve que Jacobs a dû attirer tout particulièrement mon attention vers cette case, bien plus que la case 1 où les personnes de la famile y sont mal dessinées (cf. ma grand-mère et la dame bleue). Il m’a aussi montré la voiture mauve (derrière le bras droit de l’agent de police) en insistant qu’elle ne ressemblait à aucun modèle connu. Il a encore pointé du doigt la mauvaise calandre du taxi, tout en m’expliquant ce qu’étaient les phares en ogive.  

    Je vous invite à mon tour à découvrir ces deux blogs intéressants :

    http://steedsecrets.canalblog.com/

    http://hangar7.canalblog.com/

     


  • La vie secrète d’Hergé

    Olivier Reitel.jpgJ’ai rencontré Olivier Reibel, auteur de La vie secrète d’Hergé, lors de l’AG des Amis de Hergé en mars 2011. Passionné par son ouvrage, Olivier m’a invitée à découvrir ses nombreuses recherches fouillées. Il m’a emmenée d’un album à l’autre de Tintin et Milou en attirant mon attention sur certains détails, un peu comme mon grand-père d’adoption le faisait. Curieuse d’en savoir davantage, j’ai acheté un exemplaire qui m’a été gentiment dédicacé. C’est aussi un honneur que mon ouvrage y soit renseigné, une première !

    Olivier Reibel – Photo de Jean-Jacques Procureur

    HergéSon livre est attrayant et se lit comme un roman. Le fait qu’il n’y ait pas de reproductions de vignettes ne m’a pas gênée. Ce qui m’a frappée en commençant la lecture, c’est une liste reprenant des albums de Tintin et Milou datant de la collaboration avec Edgar P. Jacobs. Or, je sais que le créateur de Blake et Mortimer était porté vers les sciences occultes et secrètes et que son influence a fort probablement eu des répercussions dans l’oeuvre d’Hergé. Nous savons aussi que Jacobs était heureux de travailler chez Hergé – il chantait en dessinant. Je suis convaincue qu’il y a eu des échanges en la matière, bien qu’Hergé, d’après les dires de Jacobs, restait à certains moments impénétrable. Jacobs le sera d’ailleurs tout autant sur les secrets de son oeuvre, à l’exception de quelques privilégiés, et certainement pas à un rival, soit-il un collaborateur de premier choix.

    Dans son livre, Olivier Reibel se pose la question (p. 43) : pourquoi tant de références à la franc-maçonnerie écossaise dans Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rachkam le Rouge ? Chacun sait que ces deux albums ont été conçus pendant la collaboration avec Edgar P. Jacobs. J’ignore lequel des deux auteurs, Hergé ou Jacobs, en a eu l’idée et lequel a apporté le plus d’éléments significatifs. Jacobs était certes un érudit. Il n’aurait pas été franc-maçon, du moins il ne m’en a pas parlé. Le connaissant, je suis certaine que, dans le cas où il y aurait fait une courte intrusion (j’en doute très fort !) et qu’il aurait dès lors été autorisé à mentir à tout personne non-initiée, il se serait tu sur le sujet.

    Mon avis pencherait plutôt sur Hergé pour l’apport des innombrables détails franc-maçonniques ajoutés çà et là dans les vignettes de ces deux albums. La franc-maçonnerie était un sujet que Jacobs abordait. M’a-t-il dit qu’Hergé avait été un temps franc-maçon ? C’est bien possible, mais je n’oserais l’affirmer. Au fil des pages de l’ouvrage, je me demande comment on peut en savoir autant sur des pratiques aussi secrètes que la franc-maçonnerie, si on n’y a pas été soi-même initié.

    Ce livre nous apprend encore, par exemple, d’où provient l’expression « Tonnerre de Brest » !

    Un livre, certes pointu, qui pourrait intéresser les passionnés d’Hergé et/ou de Jacobs ainsi que les amateurs de sens cachés.

  • Vers un S.O.S. Météores ?

    Des conditions climatiques exceptionnelles nous touchent actuellement. Une longue période de sécheresse inquiète tout particulièrement les agriculteurs et elle oblige les particuliers (comme moi !) à arroser fréquemment leurs nouvelles plantations. De mémoire d’hommes, on n’avait jamais vu cela à cette période de l’année ! Et pourtant, d’après la Dernière Heure de ce 1er juin 2011 (p. 09, climat), si « le printemps fut exceptionnel » et que l’ensoleillement « a battu le record absolu d’insolation de 1893« , notre printemps d’aujourd’hui ne serait que « le 3e plus sec depuis le début des mesures en 1833« . Notre mémoire serait donc bien courte !

    Nous sommes en juin. Il fait particulièrement chaud et la neige tombe encore par endroits. Notre compatriote Jurgen Van den Broeck est dans les Alpes où il se prépare pour le prochain Tour de France… dans des conditions quasi hivernales. Exceptionnel ? Pas vraiment !

    Les 1er et 2 juin 1953, on observait des précipitations de pluie et neige mêlées en Belgique, à la Baraque-Michel (cf. la Dh du 1er juin 2011, p. 44, record).

    En juin 1953, Edgar P. Jacobs était en train de réaliser les premiers dessins de La Marque Jaune. Un article allait annoncer la nouvelle aventure de Blake et Mortimer dans le n° 29 du mercredi 22 juillet 1953. Chacun le sait, Jacobs se tient informé et les précipitations exceptionnelles de ce début juin 1953 dans Les Fagnes ne lui ont pas échappées.

    sos meteores

    Plus tard, il m’expliquera, qu’au tout début de S.O.S. Météores, il ne pouvait pas se limiter aux phénomènes climatiques survenus en Belgique (voir ci-dessus les coupures de journaux, S.O.S. Météores p. 3, case 1). Les localités touchées étaient trop petites, peu importantes ou mal connues, comme la Baraque-Michel qui n’est que le 3e point le plus haut du pays, culminant à 674 mètres d’altitude ! Je me souviens qu’il m’a cité cet exemple, sachant que je connaissais bien la région.

    Edgar P. Jacobs a donc fait des recherches pour marquer des événements forts et, par la même occasion, toucher plus particulièrement les lecteurs français. Les titres de presse Orages violents sur la France, Les inondations en France ont été placés en grand, bien en vue au centre des informations. Les autres régions d’Europe (Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Luxembourg, Allemagne) se trouvent aux extrémités, tandis que la Belgique a été complètement ignorée, sauf peut-être l’extrait de droite à l’arrière-plan. 

    La présentation des coupures de presse semble avoir été mise pêle-mêle. Il n’en est rien. Tout a été à la fois pensé et pesé. Edgar P. Jacobs n’a rien fait au hasard. Chaque détail a son importance et aussi une histoire…

  • Villa du Dr. Grossgrabenstein (2)

    Alain Lerman a réagi au message de Fred M. concernant la villa du Dr. Grossgrabenstein. Voir les commentaires (colonne de droite) ou cliquer sur ce lien.

    La maison présentée sur le site ne correspond pas du tout à celle du Dr. Grossgrabenstein dans Le Mystère de la Grande Pyramide. Alain Lerman confirme que le lecteur faisait l’amalgame entre la maison de Mlle Wissa Wassef et les immeubles que son père a construits. Leur maison a d’ailleurs été ensuite transformée en ambassade d’un pays de l’Est (la Roumanie ?), avant d’être purement et simplement rasée pour laisser la place à de nouveaux ensembles immobiliers.
    Merci Alain pour ces informations !
  • Allo, il y a quelqu’un ?

    dyn008_small150_355_250_jpeg_2625092_c5a666ace3bc55243e76f4d13a207400.jpgOui, je suis bien en activité, malgré des apparences dormantes ! Il est vrai qu’il fait très chaud et particulièrement sec dans mon pays et que les envies à la sieste ne manquent pas…

    Il faut aussi arroser journellement les nouvelles plantations, tenter de biner dans une terre dure comme du béton et sans se faire une tendinite, remettre régulièrement de l’eau dans l’étang, etc.

    J’ai acheté les derniers livres parus ayant un lien avec Edgar P. Jacobs et je suis en train de les lire. Certains sont des pavés. Je note mes réflexions au fur à mesure, préparant ainsi une prochaine mise à jour sérieuse*…

    (*Sérieux : Un terme bien jacobsien.)

  • Villa du Dr. Grossgrabenstein

    Au sujet de la villa du Dr. Grossgrabenstein…

     

    Message reçu de Fred.M. :

    « Bonsoir, je connais votre site depuis qq temps déjà. J´ai attendu (assez longtemps) avant de me décider à vous contacter. Voila, j´ai découvert EPJ avec le « Mystère de la grande pyramide » dans les revues « tintin » de mon père. Donc ce fût bien sur mon premier album, acheté en 1986 et reste mon préféré y compris parmi les reprises modernes. Je réalise des modèles – à titre privé et personnel, sans idée de revente- des lieux et architectures des aventures. Umino ie me prend plus de temps qu´escompté mais c´est bon. Mon problème et de ce fait ma question, concerne la villa du Dr. Grossgrabenstein en banlieue du Caire. Dans le livre « le monde d Edgar P Jacobs » de Claude le Gallo, page 112, il est écrit qu’il s´agit de la maison de Melle Ceres Wissa Wassef. Or les documents trouvés sur internet (fenêtres arrondies, dômes) ne correspondent pas avec les dessins de EPJ (perron, fenêtres rectangulaires).  Auriez-vous l´amabilite de vérifier parmi vos docs perso ou lettres ce qu il en est ? J´aime réaliser des modèles à partir des dessins mais je n´aime pas « inventer » pour recréer. Il s agit de réaliser la villa du Dr. Grossgrabenstein de EPJ et non la mienne ! Je vous remercie d avance. meilleures salutations, FMD » 

     

    VQ : Tout d’abord, merci Fred pour votre courrier. Hélas, je ne possède pas de documents personnels sur le sujet. 

    La maison de Melle Cerès Wissa Wassef, présentée par Edgar P. Jacobs dans « Un Opéra de papier« , Gallimard 1981, page 121, montre le côté Ebn Bakil en 1952. Le perron correspond au dessin en situation repris dans l’album du Mystère de la Grande Pyramide. Cette photo aurait donc bien servi de modèle. Cependant, comme l’a mentionné Claude Le Gallo dans son livre « Le monde d Edgar P. Jacobs« , page 112, il « lui arriva (à Jacobs) de commettre quelques erreurs… »

    La photo, provenant du site internet montre une maison de Wissa Wassef à Harrania. Or je pense savoir que Wissa Wassef possédait plusieurs maisons. A mon avis, il ne s’agit pas de celle du Dr. Grossgrabenstein ou bien ce serait une vue prise d’un autre côté que le perron. 

    N’ayant jamais eu la chance de me rendre en Egypte, pas plus qu’Edgar P. Jacobs d’ailleurs, je n’ai pas pu faire des recherches sur le terrain.

    En espérant qu’un visiteur puisse nous apporter plus d’explications.
    Je le remercie déjà !

  • En dédicace à Braine-l’Alleud

    Je serai en dédicace au 1er Festival BD International de Braine-l’Alleud le dimanche 3 avril 2011.

     

    mailing-bd-copie.jpg

    La liste des 25 auteurs présents est la suivante (le classement est aléatoire et a été établi en fonction du timing des confirmations reçues) :

    1. Yves Swolfs (Durango, Le Prince de la Nuit, Légende…)
    2. Baloo (Les Ptits dragons, La mission infernale, Circus…)
    3. Olivier Grenson (Niklos Koda, la femme accident, Carland Cross…)
    4. Frédéric Mormont « Frémor » (Bois noir, illustrations…)
    5. Jean-Marc Lainé (La méthode Largo Winch, les métiers de la BD, Grands Anciens…)
    6. Christian Darasse (Tamara)
    7. Thomas Legrain (L’Agence, Mortelle Riviera, Sisco)
    8. Michel Espinosa (Oukase, L’histoire de l’Aéronautique)
    9. Philippe Zytka (La nuit des Paras)
    10. Antonio Lapone (Accords sensibles)
    11. Virginie Vertonghen (La Vavache)
    12. Mike Ratera (Le chant des Elfes, portfolio Seffana Vampires)
    13. Seffana Seff (Top model vampirique, portfolio Seffana Vampires)
    14. Viviane Quittelier (Edgar P. Jacobs, Témoignages Inédits)
    15. Manu Tenret (Rantanplan)
    16. Raphaël Schierer (Lefranc)
    17. Cédric Hervan (Les voyages d’Alix, le dernier des Schoenfeld)
    18. Alain Mounier (Box, Ambulance 13)
    19. Bosse (Tamara)
    20. Charel Cambré (Albert & Cie)
    21. Nathalie Polfliet (Un ogre à la maison, un cadeau pour l’âne, illustrations…)
    22. Michel Pierret (Les Aigles décapitées)
    23. Picksel (L’hôpital des Fées, illustrations…)
    24. Alexis Robin (Borderline)
    25. Eduardo Ocana (Les carnets de Darwin)

    Au plaisir de vous y rencontrer !

    Antonio Lapone, que vous pourrez aussi rencontrer, a rendu un hommage à Edgar P. Jacobs.

  • Enfin des nouvelles

    Chers ami(e)s, 

    « Plus de mises à jour depuis un mois, c’est le le calme plat… au plat pays », termes repris d’un courrier bien sympa reçu de Marc Jaune !

    Les peintres avaient annoncé leur visite et ce fut un fameux remue-ménage dans la maison, une bonne remise à neuf de saison. Vous l’aurez compris : pas d’accès à l’étage et donc au bureau lorsque le peintre mettait une nouvelle couche de vernis sur l’escalier, pas d’accès au PC à cause des caisses entassées sur le sol, et surtout les déménagements successifs pour permettre à l’équipe de peintres de continuer son travail…

    Je rallume enfin mon PC ! 

    Les mises à jour prévues et annoncées viendront comme promis. Il y a du Jacobs dans l’air. Le maître du Bois des Pauvres mettait bien souvent du temps pour satisfaire ses lecteurs…

  • Voyage sous Paris

    National Geographic France présente ce mois-ci Paris souterrain : fêtes, cérémonies et lieux secrets. On n’y relève aucune allusion à Blake et Mortimer, mais, dès les premières phrases de l’article, le lecteur peut faire un rapprochement avec L’Affaire du Collier

    « CE SAMEDI MATIN, LE TAXI ROULE LENTEMENT sur les grandes avenues endormies quand, à un feu rouge, un vague mouvement attire mon attention : un homme en bleu de travail sort d’un trou dans le trottoir. » (M 04020 – 137, National Geographic, férvrier 2011, page 6.)

    Ce n’est certes pas tout-à-fait le début de l’histoire conçue par Edgar P. Jacobs, mais l’article de Neil Shea nous emmène dans les souterrains parisiens. Les plans détaillés permettent de bien comprendre l’histoire des lieux, celle des catacombes, des effondrements dont celui de 1961 entre Clamart et Issy-les-Moulineaux. On peut comparer et se rendre compte de ce que E. P. Jacobs a pu savoir au sujet des carrières parisiennes et les éléments qui lui manquaient, faute de n’avoir pu retourner sur place. Car la carrière dessinée dans l’album ne correspond pas à celle de Paris (cf. mon ouvrage p 283-285).

    « … personne n’a jamais pénétré dans le présent puisard. L’eau y est immobile. La lumière de notre lampe se réfracte sur un vide vert émeraude. » (National Geographic, férvrier 2011, p. 22-23.) Jacobs savait que la couleur régnant près des puits était d’un vert émeraude (L’Affaire du Collier, éditions du Lombard, p. 44-45).

    Lorsqu’il a réalisé le shéma page 51, il s’est reporté aux cartographies des souterrains. Passionné d’Histoire, il y a représenté quelques Allemands et résistants de la Seconde Guerre mondiale. La chambre de garde serait celle des Allemands dans leur bunker. On peut reconnaître (d’après le croquis de la page 14, National Geographic, février 2011) le puits d’accès de l’IGC (Inspection Générale des Carrières) dans lequel une échelle mène au poste de guêt (L’Affaire du Collier, p. 51).  Gros Louis, Jo ou encore Herman pourraient être des résistants.
    « Au bas de l’échelle, nous nous accroupissons dans un passage étroit… » (
    National Geographic, férvrier 2011, page 6.) On peut remarquer l’espace restreint dans lequel Herman est assis !

    L’inspiration du bain de Duranton dans un puits est certainement un amalgame entre ses joies de la baignade (plaisir du bain scolaire hebdomadaire du jeune Jacobs) et une allusion aux bains publics romains dont les vestiges dans le quartier latin en attestent l’existence.

    Dans son article, Neil Shea fait référence à des oeuvres bien connues du créateur de Blake et Mortimer : Les Misérables de Victor Hugo, Le Fantôme de l’Opéra. Il y est aussi question d’une armée d’ouvriers qui, dans les années 1920, créèrent à plus de 40 m sous la banque de France un espace unique en son genre abritant les quelque 2.600 t de réserves d’or du pays. On y relève encore que des égouttiers affirment avoir trouvé des bijoux, portefeuilles, armes…

    Olrik pensait avoir volé le vrai collier de la Reine, mais il s’était fait rouler comme un débutant…