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  • A l’ombre de la ligne claire revu par Benoît Mouchart

    Passionnante contribution à l’histoire de la bande dessinée, À l’ombre de la ligne claire de Benoît Mouchart est réédité pour la première fois depuis sa parution en 2002. Le texte a été profondément revu et est augmenté de nouveaux documents d’archives.

    J’ai rencontré Benoît cet été à Paris. Vous l’aurez compris, certains des nouveaux documents d’archives proviennent de ma collection.

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    A paraître en octobre 2014, une réédition certainement fort intéressante.

     

    Lien vers l’éditeur Les impressions nouvelles à propos de A l’ombre de la ligne claire

    Lire un extrait de A l’ombre de la ligne claire

    Voici le communiqué de l’éditeur : Un portrait d’une personnalité énigmatique ! L’AUTEUR Auteur de plusieurs essais sur la bande dessinée et certains de ses grands auteurs (Hergé, Jacobs, Greg notamment), Benoît Mouchart a été dix années durant le directeur artistique du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Il est depuis le printemps 2013 directeur éditorial en charge de la bande dessinée chez Casterman. LE LIVRE Le personnage de Van Melkebeke a tout pour fasciner. « Perdant magnifique », il semble sorti d’un film noir ou d’une bande dessinée. Né à Bruxelles en 1904, dans un milieu des plus modestes, Jacques Van Melkebeke se rêvait peintre, et le devint. Mais ses innombrables tableaux, de facture plutôt académique, sont aujourd’hui bien oubliés. Et seul son rôle de « clandestin de la bande dessinée » vaut à l’artiste une gloire posthume dont il aurait été le premier surpris. Collaborateur du « Soir volé » et du Nouveau Journal sous l’Occupation, éphémère rédacteur en chef de Tintin en 1946, scénariste anonyme de quelques Corentin de Paul Cuvelier et de Hassan et Kadour de Jacques Laudy, Van Melkebeke fut surtout un proche d’Edgar Jacobs – qu’il connaissait depuis l’enfance – et de Hergé, qu’il rencontra en 1940. Comme l’écrit Benoît Mouchart, « les incertitudes charriées par la rumeur nourrissent des spéculations bien séduisantes. L’idée qu’un créateur privé de sa signature ait pu inspirer deux des plus grandes œuvres de la bande dessinée francophone ne manque indéniablement pas d’attrait pour les esprits romanesques. N’est-il pas tentant de voir en Van Melkebeke une sorte de professeur Septimus de la BD, agissant dans les souterrains de l’anonymat parce que la Justice l’y contraignait ? » Admirablement documenté, À l’ombre de la ligne claire ne cherche pas à donner corps à cette nouvelle légende. Mais il reconstitue de manière subtile ce « chaînon manquant » dans l’histoire de la bande dessinée belge. Auprès d’Hergé, Van Melkebeke joue le rôle d’un scénariste « maïeutique » ; il dialogue avec l’auteur des Aventures de Tintin davantage qu’il n’écrit pour lui, même si son apport est manifeste dans des récits comme L’Étoile mystérieuse, Le Secret de la Licorne et Les 7 boules de cristal. Grand lecteur, nourri de références culturelles hétéroclites, « Van Melk » aide Hergé à donner davantage d’épaisseur à ses récits. Mais lorsqu’il développera de façon plus méthodique, avec Bernard Heuvelmans, le scénario d’On a marché sur la Lune, Hergé rejettera son texte avant de rompre avec lui dans des circonstances tristement rocambolesques… Auprès de Jacobs, « l’ami Jacques » occupe une place plus importante encore. Modèle du professeur Mortimer, il est surtout le complice privilégié de l’élaboration de tous ses albums. « Interlocuteur extrêmement coriace mais toujours constructif », Van Melkebeke n’est pas étranger à la magie du Mystère de la Grande Pyramide ou de La Marque jaune. Il ne devrait pas retomber dans l’oubli.

  • Olrik ou le secret du mystère Jacobs

    Un essai de René Nouailhat vient de paraître aux éditions Mosquito :

     

    Olrik ou le secret du mystère Jacobs

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    Olrik ou le secret du mystère Jacobs, au titre très révélateur, suit les apparitions d’Olrik au fil des aventures de Blake et Mortimer, les étudie tout en conduisant le lecteur dans un monde des représentations dessinées, de fantasmes jacobsiens, d’alchimie, de fiction, d’artifices…

    Cette analyse, facile à lire, va au-delà des nombreuses révélations de mon ouvrage E. P. Jacobs, Témoignages inédits et apporte bien des éclaircissements. Ce très bon essai nous invite aussi à lire et à relire tous les Blake et Mortimer. Je m’en réjouis. rené nouailhat,olrik

    A paraître en octobre 2014.

     

    En rapport avec le même sujet, je tiens également à souligner le magnifique portrait d’Olrik, le colonel indomptable de Daniel Couvreur paru dans Les personnages de Blake et Mortimer dans l’histoire, Historia, 2014, p. 45 – 47.

    Les autres articles présentés dans ce hors-série d’Historia sont tout aussi excellents. Je n’ai eu que des avis positifs sur cette publication.

     

    Pour rappel, René Nouailhat est l’auteur de Jacobs, la marque du fantastique, Mosquito.

  • Repérages de l’Affaire du Collier (2)

    Avis aux amateurs : prochaines journées « Affaire du Collier » les samedi 13/9 et dimanche 14/9/2014 à Paris.

    Venez nombreux… une occasion de rencontres ! Bloquez déjà votre agenda !

    Rendez-vous les 2 jours à 10 h Gare du Nord. Merci de bien vouloir s’inscrire pour la visite des dessous de Paris prévue vers 11 h le samedi (nombre de personnes limité).

     

    La journée du 5 juillet 2014 à Paris axée sur les repérages de L’Affaire du Collier s’est bien déroulée. Elle fut pour moi une première en Thalys. Départ gare du Midi, à Bruxelles :

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    Arrivée Gare du Nord à Paris, j’ai pris un taxi pour me rendre rue Berton rejoindre les quelques participants aux repérages du jour et surtout Fred, administrateur du site du Centaur Club et organisateur de la journée. Le soleil n’était pas au rendez-vous et la pluie annoncée non plus, fort heureusement. Bref, ce fut Paris sous un ciel gris.

    Vue de la rue Berton en direction du fameux porche que franchiront Sharkey et ses comparses :

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    Un peu plus loin dans la rue Berton, un poteau d’éclairage est bien visible, semblable à celui dessiné par Edgar P. Jacobs en bas de la page 20 de L’Affaire du Collier :

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    L’entrée de la rue Berton de l’autre côté, en contrebas. On aperçoit le poteau d’éclairage dissimulé dans la verdure, presque à l’extrême droite et encore plus à droite de la photo l’immeuble actuel où devait se trouver le fameux porche de l’histoire :

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    Carte postale montrant la vue ci-dessus, orientée plus vers la droite et à une autre époque. On peut également y distinguer le poteau, plus visible (moins de verdure sur le mur) :

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    L’entrée de la rue Berton aujourd’hui au même endroit :

    DSC_0337.jpg 

    où Blake et Mortimer arrivent trop tard en bas de la p. 20, montage réalisé par Fred depuis la vue prise de l’autre côté de la rue et qui montre le poteau en entier (et non pas caché comme ce l’est actuellement en bas de la rue Berton où se passe l’histoire) : 

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    Vue sur le trottoir d’en face d’où apparaît Duranton, enfin presque… :

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    Et ici le vrai Duranton (L’Affaire du Collier p. 34, case 1) :

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    Vue depuis les contrebas de la rue Berton, aux abords de la Seine :

     

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    Nous avons longé la Seine jusqu’au pont. Pas la peine d’attendre le métro, il ne passera pas à cause des travaux, et encore moins la D.S. d’Olrik :

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    Au même endroit (L’Affaire du Collier p. 34, case 7) :

    BM10-affaire-collier-pl32-B7-album.jpg

    Nous suivons le chemin de la D.S. en traversant le pont à pied et nous avons ensuite pris un bus (gratuit puisque la ligne de métro était fermée). Arrivés à une destination autre que celle espérée, nous avons dû marcher pour rejoindre la station Duroc :

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    Même endroit dans l’Affaire du Collier, p. 35, case 1 :

     

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    J’ai ensuite dû quitter le groupe pour retrouver Benoît Mouchart qui m’attendait en face de la Gare du Nord. Une nouvelle édition de son livre sur Jacques Van Melkebeke paraitra en octobre 2014. Je l’annoncerai bientôt sur ce blog. 

    Le groupe a continué son repérage place Denfert et au parc Montsouris. Voir le reportage de Fred sur le sujet.

    Il est prévu de refaire le même parcours le samedi 13/9/2014 plus une visite d’une heure dans les dessous de la ville, la Mouffe le dimanche 14/9/2014.

    Rendez-vous le samedi et le dimanche à 10 h Gare du Nord.

    Voir aussi le Centaur Club sur le sujet.

  • Blake et Mortimer dans l’Histoire (2)

    blake-188721.jpgJe vous avais annoncé que Le Point s’était associé à Historia pour la publication d’un hors-série entièrement dédié à Blake et Mortimer Les personnages de Blake et Mortimer dans l’histoire.

    Ayant été sollicitée par l’équipe éditoriale aux fins de leur fournir quelques photos et documents, « mon petit bijou », déjà sélectionné par Mosquito pour la couve de E. P. Jacobs, Témoignages inédits, apparaît ici à la page 11 :

    EPJ Dédicace à VQ 001 (2).jpg

    Rien d’inédit, me direz-vous. Non, mais les photos et documents sélectionnés sont représentés en grand format, plus grand que leur taille réelle et, tout comme mon ouvrage, sur du papier d’excellente qualité. Prix : 8,90 €

    Quant au contenu, j’avoue ne pas avoir encore tout lu. L’album est ouvert là sur la table et, au fil des jours, j’en poursuis la lecture.

    Le portrait « Rencontre d’un auteur rare : Edgar P. Jacobs » par Michel Daubert m’a rappelé bien des souvenirs. J’y relève cependant quelques erreurs musicales. Edgar n’a pas été élève au Conservatoire Royal de Bruxelles, mais à l’académie de musique d’Etterbeek où il obtint un Prix d’Excellence ainsi que la Médaille du Gouvernement. Il a bien étudié Faust dans le cadre de ses études à l’académie, mais pas chanté à l’Opéra de Lille ! Des petites erreurs provenant sans doute des notes d’autrefois… Et si Edgar avait bluffé ? Michel Daubert a bien ressenti que Jacobs se résignait davantage au supplice de la question qu’à la soumission ! J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié son portrait de Jacobs. Je vous invite à relire la fin de mon chapitre « Les soucis vestimentaires d’Edgar » (dans mon ouvrage p. 37-38-39) après avoir lu la description de Michel Daubert…

     

     

    Historia B et M.jpgEn même temps, juillet 2014, Historia sortait le même album avec une autre couve, au prix de 9,90 €, soit un euro de plus.

    Le contenu est semblable. Toutefois le choix du papier, sensiblement plus épais et plus lourd, apporte une meilleure reproduction des documents et photos. Certains n’y verront pas de différence. Croyez-moi, le maître du Bois des Pauvres m’a transmis ses exigences du détail et de la plus parfaite reproduction des couleurs. Combien de fois avait-il été déçu au vu du résultat dans le journal Tintin ou dans les albums.

    A choisir, pour le graphisme, je préfère cet album.

    Avis aux puristes…

     

     

  • Hommage à Willy Brion (2)

    willy,brionMerci de bien vouloir transmettre l’avis de décès à vos connaissances qui pourraient être intéressées.

    Voir les cartes de souvenir/remerciements plus bas
    les photos aussi plus bas et dans la publication précédente du 30.07.2014

    Willy Brion – Citations et témoignages

    Pour rappel, mon professeur de piano Willy Brion avait été cité dans ma bibliographie succincte de Jacques Fiérain dans son ouvrage La BD dans la province du Hainaut, éditions l’Age d’Or, p. 66.

    Il a également été plusieurs fois cité dans mon ouvrage E. P. Jacobs, Témoignages inédits, Mosquito, dans lequel j’ai repris ses témoignages ayant un lien direct avec la vie et l’oeuvre d’Edgar P. Jacobs :

    p. 2 (Remerciements),
    p.70 (chapitre François Faignart, musicien et peintre amateur),
    p. 86 (chapitre Le Service militaire),
    p. 117 (chapitre 1942, une année charmière),
    p. 188 texte + note de bas de page (chapitre Le Mystère de la Grande Pyramide). 

     

    Willy Brion – Hommages

    Après avoir rendu un hommage à mon cher professeur de piano et photos souvenirs (publication du 30/07/2014), place aux hommages :

    d’anciens directeurs, élèves et parents d’élèves,

    mais encore d’amis ayant un lien avec Edgar P. Jacobs ou la BD (voir plus bas, en-dessous de la photo du moulin de Fontvieille).

    (copié-collé, d’où les différentes polices)

     

    Anciens directeurs et préfets

    Excellent  professeur très dévoué
    Paul-Baudouin Michel, ex-directeur de l’académie de Woluwe-St-Lambert

    Je garde de Mr Brion le souvenir d’un homme généreux, fidèle à ses engagements (que de temps consacré bénévolement aux Petits Chantres de St Michel) et suis fier et heureux d’avoir pu partager un bout de sa route lors de sa longue carrière à St Michel.
    Roland Bekkers, ex-préfet du Parascolaire au collège St-Michel

     

    Anciens élèves et parents d’anciens élèves

    « Mr Brion » est quelqu’un qui a marqué toute mon adolescence et reste certainement une figure marquante, un maître rigoureux mais bon, attentif, soucieux de ses élèves. Je lui dois beaucoup, car c’est grâce à lui que j’ai pu progresser en piano, cet instrument qui me reste cher et vers qui je retourne toujours volontiers. 
    Il a aussi été le professeur de Thérèse qui ne l’oublie pas.
    Le goût du piano, la démarche vers une partition ou un morceau de musique est toujours emprunt de sa manière à lui d’expliquer. Je suis aussi très heureuse que Damien ( le 2ème , 16 ans) s’est mis aussi au piano (un peu tard) depuis 4 ans mais il avance très bien. C’est surement parce qu’il a entendu que je jouais encore et c’est grâce à Mr Brion. Mes parents entretemps ont reçu la nouvelle et ont aussi été très touchés comme les parents de Luc et Vincent d’ailleurs (NdlR Decleire). 
    Dominique Hermans, ancienne élève et maman de Thérèse Decleire, ancienne élève également

     

    Une page se tourne il fut bien plus qu’un simple professeur prenant le temps d’écouter ses élèves et surtout de tenter de découvrir qui ils étaient….je suis contente de lui avoir dit au revoir la semaine dernière…. il me disait combien ne plus jouer de piano lui manquait …. J’espère que là où il est, il a un auditoire qui ne se lassera pas de l’écouter…… merci pour tout Mr Brion….
    Quel beau résume pour une vie si remplie…. Merci j ai appris des choses sur lui et ce malgré ses nombreux récits dont je me souviendrai encore longtemps……… Je n oublierai jamais les locaux de piano…. Et surtout je ne l oublierai jamais…
    Anne Delrue, ancienne élève

    J’ai été pendant quelques années élève de Willy Brion (à St Michel) (1956 à 62). J’ai été marqué à jamais par l’amour que vouait W. Brion à la musique de Bach. Je pense très souvent à W. Brion en écoutant Bach.
    Guy Wezel, ancien élève

    Coucou frangin !! Je confirme  sans réserve ce que tu témoignes.
    Une grande partie de ce que je sais et de ce que je fais en musique, et de ce que je tente de transmettre à mes enfants, trouve de fait sa source indéniable dans l’enseignement reçu à St-Mich, en Humanités (1954-1960), de Willy Brion . Il n’y a aucun doute : quelle chance nous avons eue à l’Internat du Collège, et que de fameux souvenirs et amitiés artistiques ! Mais j’ignorais que Mr Brion était resté pédagogue pianiste si longtemps (années 2000 ?) à St-Michel ! . On aimerait croire que de tels maîtres-artistes sont..plus ou moins remplaçables dans le cadre scolaire actuel..!!!
    Autre détail: il ne m’est absolument pas difficile de garder la mémoire concrète de ce grand Monsieur,  qui m’ a beaucoup transmis, puisque je retrouve simplement, tout à fait régulièrement dans ma bibliothèque, ici à Charleroi, par les temps qui courent,   de nombreuses partitions d’origine que Willy Brion s’efforçait à l’époque , avec sa patience, et sa méthode, de me faire jouer plus ou moins valablement  ; je pense par exemple à la Sonatine de Joseph Jongen,etc., il y a aussi la ‘Théorie Musicale’ de Fernand Fontaine, etc.. . Conservons donc cette mémoire, et Courage à Mme Quittelier !.
    Yves Wezel, ancien élève

    J’apprécie toujours énormément mon professeur de piano, son talent musical et son approche pédagogique.
    Aubry Springuel, ancien élève

    Et je suis extrêmement reconnaissant d’avoir eu la chance de l’avoir revu quand ça allait bien. Je garde un souvenir impérissable de lui et à chaque fois que je joue quelque chose, il n’est jamais très loin…
    Raoul Goffin, ancien élève

    Mr. Brion etait un excellent professeur qui m a donne la passion pour le piano et la musique que je transmets maintenant a mes enfants. Il restera a jamais grave dans mes souvenirs d enfance…
    Stépanie Panichelli, ancienne élève

    un très grand merci pour ce bel éloge d’un grand Monsieur…Il a accompagné les progrès de ma plus jeune fille Stéphanie durant tant d’années. Aujourd’hui encore nous parlons de lui avec admiration, et ses conseils résonnent en nous quand les enfants de ses anciens élèves, mes petits-fils, recherchent à produire leurs premières mélodies au piano…
    Viviane T., maman de Stéphanie Panichelli

    Sur la route du retour vers Paris, je suis tombé par hasard sur France Musiques où l’on diffusait l’Intermezzo opus 118 de Brahms que j’aime beaucoup et que j’ai travaillé avec Mr Brion, cela m’a beaucoup ému aussi. Beaucoup de musiques que j’ai retenues par cœur et qui m’ont ensemencé, entre autres de nombreux Préludes et Fugues de Clavier bien tempéré, je les lui dois. Tout en nous ouvrant à la diversité du répertoire, il avait l’art de repérer avec quels compositeurs l’affinité était plus grande.

    Merci d’avoir rappelé ces quelques étapes de sa vie. Il y avait des événements que je connaissais, d’autres que j’ignorais mais qui, mis en perspective, éclairaient davantage son trajet et sa plus grande humanité.

    Vincent Decleire, ancien élève

    Nous avions pour Mr Brion de la reconnaissance, une amitié sincère et de l’admiration pour tous ses efforts pour épanouir par la musique les jeunes.
    Mr et Mme Decleire, parents de Vincent

     

    À mon très cher et regretté Professeur…

    Cher Monsieur Brion,
    Les problèmes de santé m’empêchent d’être présente aujourd’hui, mais vous êtes et serez toujours dans mon cœur. En ce jour de célébration, je tiens à vous remercier une fois encore de m’avoir ouvert les portes du Royaume de la Musique dès la plus tendre enfance, toujours avec gentillesse, passion et patience… Comme vous le disiez à l’époque, vous étiez un peu comme mon «grand-père musical » et nous avons parcouru ensemble 12 longues et riches années…
    Vous partez aujourd’hui, mais vous laissez derrière vous votre empreinte dans la vie et le cœur des très nombreux élèves que vous avez initiés et formés pendant plus d’un demi-siècle. Parmi ceux-ci, certains continuent de perpétuer votre message à leurs propres élèves, essayant de perpétrer votre grand sens musical et votre amour du piano et de la musique. 
    Merci, tout simplement merci … Et bonne route… vous nous manquerez… Je vous embrasse,
    Anne-France Fosseur, ancienne élève

    Delphine aimait beaucoup son professeur de piano.Il lui a transmis son amour de la musique.
    (Willy et mon père ont eu ,comme professeur,Jean Absil …)
    Je compatis à votre peine (ainsi qu’à celle de Noisette)
    Mireille Devaux, maman de Delphine Eggen

     

    Anciens élèves et parents d’anciens élèves de Viviane Quittelier

    Les quelques cours isolés et conseils que Willy Brion m’a donné restent figés dans ma mémoire et continueront de m’accompagner.
    Grégory Bulnès, ancien élève de Viviane Quittelier

    Il ne m’a jamais donné cours mais j’ai toujours écouté ses conseils avec beaucoup d’attention. Un homme remarquable pour lequel j’ai toujours ressenti beaucoup de respect et d’admiration. 
    Olivier Halein, 
    ancien élève de Viviane Quittelier

     

    J’ai eu la chance de rencontrer quelques fois Monsieur Brion, il y a très longtemps 
    au collège Saint Michel, puis aussi dans les années 90.
    J’en garde le souvenir d’un homme doux et souriant.
    Jean Fontaine, papa d’anciennes élèves de Viviane Quittelier

     

    Amis ayant un lien avec Edgar P. Jacobs et/ou la BD 

    Visite de plusieurs sites provençaux dont le moulin de Fontvieille
    avec Willy Brion, Roland Francart, Dodo Nita, moi et bien sûr… Noisette :
     

    willy,brion

     

     

    René Nouailhat, auteur de Jacobs, la marque du fantastique, Mosquito :

    Grande tristesse ! Nous avons eu la chance de rencontrer Willy Brion grâce à votre venue à Fontvieille (NdlR : lors d’un voyage au Festival BD de Solliès-Ville en 2008)Il restera dans notre mémoire et notre prière. Amitiés à Roland Francart.

    (Je lui ai annoncé que mon livre sur Olrik était paru chez Mosquito, mais ne sera distribué en librairie qu’en octobre. J’y cite bien sûr beaucoup vos « Témoignages inédits »).

    Très cordialement, René avec Inge.

     

    François Riche, fils de Daniel Riche, auteur d’un article sur Edgar P. Jacobs « Subversion et empire : Jacobs, une terre trop loin » dans le catalogue « Angoulême 90, le magazine ».

    Sacré willy ! Je me souviendrai de cet homme attachant qui m’a fait l’honneur de dîner à la maison en ta compagnie et celle de Roland Francart – sans oublier la présence de Noisette.
    (NdlR : lors d’un voyage au Festival BD de Solliès-Ville)

     

    Dodo Nita, Auteur de Tintin en Roumanie, Festival BD en Roumanie, CRIABD :

     
    Chere Viviane, je vous souhaite mes sinceres condoleances, d`autant plus que j`ai eu le plaisir de le connaitre (NdlR : lors d’un voyage au Festival BD de Solliès-Ville 2008).

     

    Merci pour vos marques spontanées de sympathie, d’amitié et de reconnaissance.

    J’ai lu les hommages que j’ai pu recevoir à temps pendant la messe de célébration du 25 juillet 2014 et j’ai invité les anciens élèves présents à témoigner eux-mêmes.

     

     
     
    Au resto à La Farlède pendant le festival BD de Solliès-Ville 2009 :
     

    willy,brion

     

     Petite sieste à l’ombre à Tarascon, pendant le voyage vers Solliès-Ville en 2010,
    à côté de ma C5 car les zones d’ombre étaient rares et il marchait de plus en plus difficilement :

    willy,brion

    D’autres photos dans la publication précédente du 30.07.2014

    Willy Brion – Cartes de souvenir/remerciements

    Que les personnes qui l’ont connu et qui désireraient recevoir une carte de remerciements version papier m’envoient leur adresse postale via le lien à gauche « me contacter » ou via un commentaire (confidentiel qui ne sera pas publié). Des faire-parts sont aussi disponibles. Egalement disponibles par mail la carte de remerciements en format .pdf et le faire-part en .jpg. 

    Contenu de cette carte recto/verso (pliable) & faire-part :

    willy,brion

     willy,brion  willy,brion  willy,brion

     

     

     

     

     

     

     

     Merci encore de bien vouloir transmettre l’avis de décès à vos connaissances qui pourraient être intéressées.

  • Hommage à Willy Brion

    Hommage à mon cher professeur
    et photos souvenirs

     

    willy,brion

     

     

    Voici ce que j’ai plus ou moins raconté lors de la messe de ses funérailles :
     

    Tout d’abord j’aimerais dire à chacun, chacune, un tout grand merci d’être ici pour rendre un dernier hommage à un excellent pédagogue.

    Mr Brion, Willy, vivait constamment dans le passé. Il aimait raconter des épisodes de sa vie dont certains m’ont été répétés des dizaines de fois…

    A 17 ans, en 1937, Willy entre au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles dans le but de faire une carrière pianistique internationale. Mais il y aura la guerre…

    En mai 1940, alors qu’il prépare son 1er diplôme de piano, il est rappelé et est envoyé avec sa troupe dans le Sud de la France. Il parvient à trouver un bon piano chez une dame et travaille son programme publique de mémoire, sans partitions. Sur l’ensemble, il coince à un seul endroit, à la recherche d’un accord qu’il ne trouve pas. De retour à Bruxelles, il s’empresse d’ouvrir sa partition et constate qu’il n’y avait pas d’accord, qu’il fallait tout simplement tenir le précédent. La date du concours est reportée en septembre à cause des événements. Willy obtient un 2nd Prix avec distinction dans la classe de Charles Scharrès. Il ne prend pas de vacances et se remet aussitôt au travail. Il obtient le 1er Prix avec distinction l’année suivante en 1941 après une année écourtée.

    Il obtient également d’autres diplômes entre 1939 et 1947 : 1er Prix de Solfège, 1er Prix d’histoire de la Musique, 1er Prix d’harmonie, 1er Prix de Musique de chambre et 1er Prix de contrepoint.

    Willy poursuit ses études en vue du diplôme Supérieur de piano, dit de Virtuosité. Le programme exigeait alors 3 années de préparation. Sur les conseils du papa (avenir incertain à cause de la guerre), Willy tente de se présenter au terme de 2 années seulement.

    Pari gagné : il obtient le diplôme Supérieur de piano en 1943.

    Heureusement, pas de session l’année suivante et le Concours Eugène Ysaye auquel il espérait se présenter est suspendu également. Willy souhaite se lancer dans une carrière de concertiste et espère pouvoir donner un premier récital dans le cadre du Conservatoire. Refus, Willy est considéré comme étant trop fort par rapport aux élèves. En compensation, il est envoyé en tournée en Allemagne occupée juste après la guerre. Il la fera, mais sa fiancée, Gilberte Vanhelmont n’apprécie guère la séparation…

    Il l’épouse à l’église Ste Gertrude d’Etterbeek en 1947.

    La 1ère session piano du Concours Reine Elisabeth a lieu en 1952. Willy a 31 ans au moment des inscriptions. Il écrit à la Reine pour obtenir une dérogation (30 ans maximum). Pas de réponse favorable, le règlement étant strict. Mais il obtient une compensation : devenir directeur du Conservatoire de Halifax. Son épouse ne voulait pas le suivre. Il n’aura pas d’autre choix que de rester en Belgique et faire carrière dans l’enseignement : académies de Forest et Woluwe-St-Lambert et au collège St-Michel de Bruxelles.

     

    willy,brion

    Willy Brion donnera un récital de piano au Palais des Beaux-Arts le 10 mars 1950…

     

    willy,brion

     

    … et jouera régulièrement en direct à la radio. Combiner les deux, l’enseignement à temps plein et les récitals, ce n’est pas facile. Finalement Willy se donnera à fond dans l’enseignement, sans compter les heures supplémentaires données à titre gracieux, aussi bien chez lui que dans le cadre des établissements scolaires où il prolonge régulièrement le temps imparti et encore le temps consacré bénévolement aux Petits Chantres de St-Michel (la chorale du Père Collart). 

    Willy et son épouse n’auront pas d’enfants, mais ils prennent la charge d’un garçon de 13 ans qu’ils connaissaient (lien familial), mal traité par ses parents et placé par le juge jusqu’à sa majorité. Pierre Smeesters (Pierrot), décèdera  à l’âge de 49 ans.

    Entretemps, j’ai entamé l’étude du piano à l’académie de musique de Woluwe-St-Lambert dans la classe de Philippe De Clerck, professeur conseillé par ma grand-mère paternelle pianiste (Jeanne, alors compagne d’Edgar P. Jacobs) qui connaissait mieux sa famille que les Brion, ignorant que son père, François Faignart, avait été l’accordeur du petit Willy…

     

    François Faignart et son grand chapeau, tel que Willy s’en souvenait, un homme imposant
    (alias Le Cheik dans Le Mystère de la Grande Pyramide) :

    willy,brion

    (c) Viviane Quittelier
    Photo parue dans E.P. Jacobs, Témoignages inédits, Mosquito, p. 69

    Après une année de cours, fin août, mon professeur de piano Philippe De Clerck est dans le coma et son épouse est très mal en point suite à un accident de voiture près de Gap. Fin septembre, presque à la clôture des inscriptions, je me retrouve sans professeur, on ne savait rien sauf que c’était très grave. J’ai pris le palmarès et j’ai comparé les résultats des élèves. J’en ai déduit que Mr Brion avait une excellente classe de piano. Je me suis adressée à lui. Il n’avait plus de place, mais accepte de noter mon nom et mon numéro de téléphone. Je me souviens de son coup de fil auquel j’ai répondu. J’avais été choisie, il ne me restait plus que la formalité à remplir auprès du directeur de l’académie, Paul-Baudouin Michel. Willy m’avouera des années après qu’il avait également été voir mes résultats dans les palmarès de l’académie avant de m’accorder la priorité…

    Au terme de 3 années dans sa classe, mon jeu a plu au directeur de l’école de musique de Nassogne, André Maillé, qui m’engage directement comme professeur de piano. J’ai à peine 17 ans, pas encore de diplôme et je devais absolument entrer au Conservatoire avant 18 ans (règlement d’époque). Mr Brion décide alors de me prendre en charge pour poursuivre mon apprentissage du piano, retarder mon entrée dans la classe de piano au Conservatoire et j’assiste à des heures et des heures de cours dans ses classes (à St-Michel et Woluwe-St-Lambert) pour apprendre mon métier d’enseignante. Mon professeur me remplace à Nassogne lorsque je dois m’absenter pour motif d’obligations scolaires. Il s’aperçoit que je m’en sortais plutôt bien et il m’engage 2 ans plus tard pour le seconder au collège St Michel. J’ai à peine 19 ans. J’ai dû être une des toutes 1ères femmes enseignantes à entrer dans le collège encore réservé aux garçons.

    Mr Brion récompensait ses meilleurs élèves et organisait avec eux des excursions d’un jour en Belgique, puis de 2, 3 jours et plus à Larochette (Grand-Duché de Luxembourg). Il ira jusqu’à 3 semaines avec son groupe à Guillestre (Hautes Alpes). Pierrot a fait partie de ces excursions et voyages. Je suis allée plusieurs fois à Guillestre, faisant également partie du groupe.

    Chaque année Mr Brion recevait des élèves chez lui à un goûter de Noël. Il préparait des jeux, son épouse un goûter délicieux et la remise des récompenses se faisait en fin de journée. J’y ai été invitée à plusieurs reprises.

    Au fond nous formions une très grande famille…

    En 1993, son épouse Gilberte décède subitement. Dès qu’il a appris cette triste nouvelle, Willy est effondré. Le soir même du décès, il est venu frapper à ma porte, à l’âge de 73 ans. Je l’ai accueilli… aidé et soutenu jusqu’à la fin.

    willy,brion

     

    Quelques souvenirs de Willy Brion et sa chienne Noisette

    qu’il avait été chercher à Animaux en périls.

     

    Vacances en Savoie en 2007 :

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     Le 30 décembre 2007, quand il pouvait encore lire :

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    En 2009 :

     

    willy,brion

     

     En août 2010, en excursion à la ferme Libert :
    (Malmedy, dans les Fagnes, voir
     E.P. Jacobs, Témoignages inédits, Mosquito, p. 104, p. 134 & 135)

    willy,brion

     

    Pendant le Festival BD de Solliès-Ville 2010, dans le jardin d’un resto à La Farlède :

    willy,brion

     

    Le 13 novembre 2013 :

    willy,brion

     

    Le 6 juillet 2014, 13 jours avant son départ :

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  • Willy Brion pianiste et pédagogue

    J’ai la profonde tristesse d’annoncer le décès de Willy Brion ce 20 juillet 2014 à l’âge de 94 ans.

    Il a été mon professeur de piano, ami puis compagnon.

    En ce temps de vacances scolaires, merci à ceux et celles qui l’ont connu ou de par leurs connaissances faire circuler cet avis à d’autres de ses anciens élèves, aux enseignants et personnel du Collège St Michel (il y a enseigné jusqu’en 2007). Willy Brion (e.a. diplôme Supérieur de Piano « Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles ») a également enseigné le piano aux académies de musique de Forest et de Woluwe-St-Lambert entre 1945 et 1985.

    willy brion

     

    Pour info, la messe aura lieu ce vendredi à 10 h à l’église Ste-Gertrude de Lillois, rue Francq, GPS sentier du Pré Coquette (accès route asphaltée depuis le rond-point rue Francq et rue Gaston Dubois, face à la boulangerie Nicolas).

    Annonce nécrologique 

    Un service de condoléances sera assuré dès ce mardi 22 juillet 2014 sur le site des pompes funèbres.

    Déjà merci pour vos marques de sympathie. 

     

  • Blake et Mortimer dans l’Histoire

    Le Point s’est associé à Historia pour la publication d’un hors-série entièrement dédié à Blake et Mortimer.

    Ayant été sollicitée par l’équipe éditoriale aux fins de leur fournir une série de photos et documents, je ne peux que vous conseiller cet album (déjà en librairie !) : 

     

    blake-188721.jpg

     

     

  • Repérages de l’Affaire du Collier

    Fréric, administrateur du site Centaur Club, organise ce samedi 5 juillet 2014 une journée « Affaire du Collier » dans Paris.

    J’y serai ! Je prendrai le TGV pour la 1ère fois et rejoindrai le groupe des participants sur les traces de Duranton.

    Où, quand, planning, … ?

    Rendez-vous le 05 juillet 2014 à 9h30 : stations du « Président Kennedy » (ligne C du RER)

     

    Duranton01.jpg

    Reproduction du plan du Centaur Club (c)

     

    Voir les informations sur le sujet dans le forum du Centaur Club.

    (de préférence remonter au début du sujet)

  • De nouveaux inédits…

    Voici quelques brèves :

    Je me suis rendue ce weekend au Festival BD de Roubaix. Ma visite surprise a enchanté les organisateurs.

    Que de souvenirs lorsque j’y étais invitée d’honneur en avril 2010 : garer ma voiture devant La Piscine (où j’ai donné une conférence et où s’est déroulée l’inauguration du Festival), retrouver sa table de dédicaces (bien évidemment occupée par un dessinateur), fouler le trottoir devant l’hôtel où j’ai logé, celui de la librairie qui m’a reçue, revoir l’hôtel de ville et l’église St-Martin aux façades complètement nettoyées… et de nouveau sous un soleil radieux.

    Nord éclair 25-4-10.jpg

     

    Je serai au Festival BD de Solliès-Ville (Var) du 22 au 24 août 2014, présente dans l’église St-Michel, je tiendrai les orgues dont le buffet est le plus ancien de France, époque du Roi Soleil…

     

    Je suis sollicitée par des éditeurs :

    1) fournir des copies de photos originales pour illustrer des articles sur E. P. Jacobs

    2) rédiger moi-même un article sur base de nouveaux inédits…

    Plus de précision en temps utile…

    Et en prime un nouvel inédit sur ce blog ?

    By Jove !