Où en est mon deuxième livre ?

Chers lecteurs, Chères lectrices de ce site, Chers fans de Blake et Mortimer,

Ne tirez pas sur la pianiste, rappelant l’article de Jacobs « Ne tirez pas sur le dessinateur », suite à sa longue absence dans le journal Tintin.

Non, mon absence n’est pas un signe de faiblesse. Au contraire, mon prochain livre exige toute mon attention, délaissant de trop le piano à mon goût et d’autres tâches nécessaires trop souvent reportées par manque de temps !

Combien de nuits ai-je passé et passe encore sur cet ouvrage, comme le créateur de Blake et Mortimer sur ses dessins ! C’est alors seulement que j’aie la paix, disait-il, et ne me laisse pas distraire par toutes sortes de choses, comme ce petit oiseau qui s’approche de la fenêtre. J’ajouterais : il faisait surtout un peu moins chaud la nuit pendant l’été dernier !

La rédaction de plus de 230 pages est terminée, d’une manière pas assez explicite dans certains paragraphes. Il me reste un peu plus d’une centaine de pages à remanier par-ci, par-là, mais encore vérifier les liens des nombreuses illustrations, des citations d’après des écrits de Jacobs et d’autres sources.

J’estime, en toute modestie, avoir partagé une part plus importante d’inédits que dans mes Témoignages inédits, pourtant riches et, déjà très complet, d’après certains lecteurs. Il y a tant à dire sur l’œuvre de Jacobs qu’un seul ouvrage ne suffit pas ! Les inédits sont autres que ceux mentionnés dans le premier livre, certains rappelés succinctement pour la compréhension, d’autres complétés par de nouveaux inédits.

Qu’allez-vous découvrir dans ce deuxième opus ?

Je ne vous dirai pas encore le titre. Sachez que plusieurs sujets seront abordés et donneront des réponses aux questions restées des énigmes au fil des décennies.

Par exemple, les origines de Nasir, Dalmas, Magon, de l’aéropile et de l’aile rouge, le gaz G.X.3, l’Ordre de l’Etoile d’Emeraude devenu l’Ordre du Soleil Pourpre dans la version album,…

Et le pourquoi à pas mal d’anomalies relevées par des lecteurs attentifs, non corrigées par Jacobs dans les rééditions, car il avait ses raisons qui seront révélées.

Sachez que tous les Blake et Mortimer de Jacobs, y compris Sato 2, seront revisités les uns après les autres, sur la base de deux sujets différents répartis dans deux grands chapitres, le tout constituant la moitié de l’ouvrage.

Voici la réflexion d’un premier lecteur après avoir pris connaisance d’une partie de l’ensemble : Vivement la sortie du livre ! Et d’une première lectrice après avoir pris connaisance du premier tiers : Après la lecture des Témoignages inédits, j’avais estimé qu’il était impossible d’avoir retenu tout ce que tu as écrit. A présent, je me rends compte de la mémoire que tu as !

Pourquoi ? Parce que chaque explication est justifiée par une case ou un extrait agrandi, une citation de Jacobs ou sourcée d’une autre manière. Un livre d’images parle davantage qu’un ouvrage littéraire qui demande de croire sur parole.

Je suis la seule encore en vie à connaître les secrets de fabrication, après le créateur lui-même et ma grand-mère Jeanne. Raison de continuer à m’y mettre à fond et d’en finir une fois pour toutes avec « cette satanée bande dessinée », termes de Jacobs pour conclure son Opéra de papier. Une œuvre grandiose qui pompe toute votre énergie et ô combien appréciée par les fans de Blake et Mortimer.

Rassurez-vous, je me réjouis d’avoir enfin mis par écrit ce qui aurait dû être publié pendant une drôle de guerre. Les aléas géopolitiques et les crises successives, écartant les non essentiels, enfin l’été dernier assez compliqué pour maintenir le cap et des jours sans inspiration, ont hélas reporté mes ambitions.

Mon principal objectif est que le livre se lise aisément, que la rêverie puisse porter les lecteurs d’un paragraphe au suivant, d’un chapitre à l’autre, comme le journal Tintin imposait l’attente du prochain numéro pendant toute une semaine.

« Patientez encore quelques semaines. Je vous promets une surprise ! » nous dit Edgar-P. Jacobs, titrait l’article de la page 13 du journal Tintin n° 49 du 8 décembre 1949. La première planche du Mystère de la pyramide paraîtra dans le n° 12 du 23 mars 1950. Quelques semaines qui ont duré plus de trois mois…

Je me trouve dans la même situation. Réécrire du Jacobs ne se conclut pas en un claquement de doigts, tant son œuvre est complexe.

Patience…

Merci !

Viviane

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